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Proche-Orient/Royaume-Uni/Israël

Volonté bilatérale de relancer les pourparlers de paix

Article publié le 25/08/2009 Dernière mise à jour le 26/08/2009 à 17:48 TU

Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est déclaré mardi « de plus en plus confiant » quant aux chances de progrès au Moyen-Orient, après des entretiens à Londres avec son homologue israélien Benjamin Netanyahu. Le dirigeant israélien a évoqué avec M. Brown l'épineuse question de la colonisation en Cisjordanie, tout en refusant de transiger sur le statut de Jérusalem-Est. « Jérusalem est la capitale souveraine d’Israël et nous n'acceptons aucune limite à notre souveraineté. Jérusalem n'est pas une colonie », a-t-il asséné à Londres, première étape d'une tournée européenne qui mènera le chef de l’Etat hébreu jeudi à Berlin.

 Gordon Brown et Benjamin Netanyahu (g) au 10 Downing Street à Londres, le 25 août 2009.(Photo: Reuters)

Gordon Brown et Benjamin Netanyahu (g) au 10 Downing Street à Londres, le 25 août 2009.
(Photo: Reuters)

Gordon Brown et Benjamin Netanyahu ont voulu conclure leur entrevue sur une note optimiste. Le Premier ministre britannique a parlé de discussions réalistes tout en rappelant que la politique d’implantations juives dans les territoires occupés constituait un obstacle à une solution à deux Etats. Mais il s’est surtout félicité d’une réelle volonté de progrès au Proche-Orient.

Son homologue Benjamin Netanyahu a pour sa part affirmé que l’Etat d’Israël avait fait des avancées, mais qu’il fallait en face un partenaire courageux dans un Etat palestinien démilitarisé pour parvenir à une paix définitive.

Néanmoins, c’est en réalité tout ce que les deux hommes n’ont pas dit qui s’est avéré significatif. Le Premier ministre israélien a soigneusement évité d’aborder le dossier épineux du gel de la colonisation juive en Cisjordanie. Rappelons qu’il en sera exclusivement question lors de sa rencontre-clé, mercredi, avec l’émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell.

Quant à Gordon Brown, interrogé sur son silence face à la libération d’Abdel Basset al-Megrahi par l’Ecosse, le Premier ministre britannique a finalement dit toute sa colère et sa répulsion devant l’accueil triomphal fait à l’ancien agent en Libye, tout en se gardant bien de dire ce qu’il pensait de la décision écossaise, ce qui ne manquera pas de relancer de plus belle la polémique.

Benjamin Netanyahu

Premier ministre israélien

« Il est clair que de telles armes seraient une grave menace pour Israël, pour la région et pour le monde. Je voudrais saluer les efforts répétés du gouvernement britannique pour faire face à cette menace. »

26/08/2009 par CNN