par RFI
Article publié le 02/09/2009 Dernière mise à jour le 02/09/2009 à 10:50 TU

Des élèves du collège Jean Mermoz regardent la liste d'affectation et de la composition des classes, le 2 septembre 2009 à Faches-Thumesnil près de Lille.
(Photo : Philippe Huguen/AFP)
La rentrée scolaire n’est pas qu’un rituel, elle est d’abord une démesure. Près de 12 millions d’élèves bouclent leur cartable en cette période, 857 000 enseignants se demandent s’ils pourront « tenir » leur classe, quant à l’Etat français, il consacre plus de 59 milliards d’euros à l’Education. C’est le premier budget de la nation, comme dans bon nombre de pays développés et moins développés.
Aux commandes de ce « mammouth » français : le nouveau ministre, Luc Chatel. Il se dit ouvert, mais poursuit les objectifs du gouvernement avec 13 500 postes supprimés pour cette rentrée, 16 000 autres postes annoncés pour l’année prochaine.
Ajoutons à cela la menace de la grippe A, qui pourrait provoquer la fermeture de classes. Il y a aussi la réforme du lycée ajournée par Xavier Darcos pour cause de contestation mais qui doit être reformulée par le nouveau ministre Chatel.
Les syndicats enseignants, de leur côté, attendent les premiers dérapages. Les familles, toujours plus anxieuses et exigeantes pour l’avenir de leurs enfants débattent à ciel ouvert de l’Ecole. C’est finalement une rentrée scolaire comme les autres, semblable à une eau qui dort.
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