par RFI
Article publié le 07/09/2009 Dernière mise à jour le 07/09/2009 à 14:32 TU
Chaque rapport de l'AIEA permet de mesurer les progrès nucléaires de l'Iran. « L'Iran a poursuivi ses efforts d'enrichissement d'uranium » déclare la scientifique américaine Jacqueline Shire de l'ISIS (l’Institut pour la science et la sécurité internationale). Selon elle « l'Iran n'a pas augmenté son taux d'enrichissement et produit ainsi environ 2,7 kilos d'uranium faiblement enrichi par jour. Fin juillet, ils en avaient un peu plus d'une tonne et demi. »
L'Iran affirme que ce programme n'a qu'une vocation civile mais une bonne partie de la communauté internationale en doute et scrute chaque pas en avant de la république islamique dans ce domaine. Comme l'explique Jacqueline Shire, « même si l'Iran était décidé à produire une bombe maintenant, d'autres étapes seraient indispensables. L'Iran devrait détourner le matériau dont il dispose, il devrait expulser les inspecteurs de l'Agence Internationale de l'énergie atomique, ce qui créerait un grave incident, comme ce fut le cas en Corée du Nord ; puis l'Iran devrait enrichir davantage son uranium et le militariser, si tout cela était fait au grand jour, le monde le saurait et aurait le temps de répondre. »
Cinq résolutions de Conseil de sécurité de l'Onu, dont trois assorties de sanctions, exigent de l'Iran qu'il suspende son programme d'enrichissement. Ce mois-ci, les six pays en charge du dossier nucléaire ont prévu de se réunir pour débattre d'un éventuel durcissement de ces mesures.