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Israël

Première lettre du soldat captif, Gilad Shalit

Article publié le 09/09/2009 Dernière mise à jour le 09/09/2009 à 12:51 TU

Le soldat israélien Gilad Shalit le 26 juin 2006.  (Photo : AFP)

Le soldat israélien Gilad Shalit le 26 juin 2006.
(Photo : AFP)

Pour la première fois, une lettre du soldat Gilad Shalit, en captivité depuis le 25 juin 2006, a été publiée dans la presse israélienne. Il s’agit d’une lettre écrite trois mois après sa capture par un commando palestinien, à la bordure de la bande de Gaza. Le 28 août, date du vingt-troisième anniversaire de Gilad Shalit, Nicolas Sarkozy a assuré à sa famille, que la France ne l’oubliait pas, et qu’elle continue à agir pour sa libération.  

 Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet

« Je vous dis shalom. Mon état de santé se dégrade de jour en jour, en particulier au plan moral, ce qui me rend dépressif. J'attends que ce cauchemar insupportable cesse et que je sois relâché de cette cellule où je suis détenu en état d'isolement après mon vingtième anniversaire que j'espérais célébrer avec vous ». Ces quelques phrases adressées à sa famille et à ses proches, sont les premières écrites par le jeune prisonnier. Plus tard, sa famille apprendra qu'il a été aussi légèrement blessé pendant sa capture et qu'il souffre physiquement et psychologiquement.

Les responsables israéliens sont convaincus que cette lettre, ainsi que l'enregistrement radio qui sera reçu un an plus tard, ont été dictés par les ravisseurs du soldat qui donnaient ainsi les preuves de vie réclamées par Israël pour entamer des négociations. Depuis, en février 2008, une deuxième lettre du soldat franco-israélien est parvenue, via un circuit non identifié.

De son côté, Gilad Shalit a reçu en principe deux missives de ses parents, une l'année dernière en avril, et une autre cette année en juin, grâce à la médiation du président français Nicolas Sarkozy, puis celle du président américain Jimmy Carter, qui obtiendra également une troisième lettre du soldat. Depuis, plus rien.

Ces dernières semaines, les négociations pour sa libération ont repris de façon intensive, grâce notamment à l'implication d'un nouveau médiateur allemand. Mais on sait aussi qu'il reste encore de profondes divergences sur la question notamment des prisonniers palestiniens.