par RFI
Article publié le 16/09/2009 Dernière mise à jour le 16/09/2009 à 11:27 TU
Il y a un mois, le 16 août, Clotilde Reiss sortait de prison en Iran. Mais elle se trouve toujours à l'ambassade France à Téhéran. La jeune universitaire française a passé un mois et demi derrière les barreaux, accusée d'avoir incité aux manifestations, après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Durant son procès au mois d'août, Clotilde Reiss a présenté ses excuses. Elle a ensuite pu quitter la prison, moyennant une caution de 200 000 euros, versée par la France.
Un mois après sa sortie de prison, Clotilde Reiss attend toujours le verdict du tribunal devant lequel elle a comparu début août, lors d'un des procès collectifs organisés à Téhéran pour juger des Iraniens ou des étrangers, accusés d'avoir participé ou incité aux manifestations qui ont suivi la présidentielle de juin en Iran. Depuis l'arrestation de la jeune femme, la France demande une « décision rapide » et répète que l'universitaire de 24 ans est innocente.
Dans l'entourage de Clotilde Reiss comme dans les coulisses de la diplomatie française, on constate que depuis le début de cette affaire, la jeune Française est victime d'enjeux qui la dépassent, qu'il s'agisse de la situation politique en Iran ou des tensions entre Téhéran et l'Occident.
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