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Afrique du Sud

Mensonges et mea culpa, la saga Semenya continue

par  RFI

Article publié le 20/09/2009 Dernière mise à jour le 20/09/2009 à 12:32 TU

La Sud-Africaine Caster Semneya, la championne du monde du 800 m d'athlétisme 2009.(Photo : Reuters)

La Sud-Africaine Caster Semneya, la championne du monde du 800 m d'athlétisme 2009.
(Photo : Reuters)

La Fédération internationale d’athlétisme avait commandé des tests pour établir l'identité sexuelle de la coureuse sud-africaine, Caster Semenya, soupçonnée d’être hermaphrodite, à quelques heures de la finale, lors des championnats du monde de Berlin à la mi-août. Des résultats de ces tests ont filtré dans la presse, la semaine dernière, ce qui avait déclenché l’ire du président Jacob Zuma, qui a dénoncé la violation du droit à la vie privée de l’athlète. Mais la Fédération sud-africaine d’athlétisme est loin d’être exempte de reproches. Le chef de la Fédération a avoué avoir menti à plusieurs reprises.

« J’ai menti » a avoué Leonard Chuene, lors d’une conférence de presse à Pretoria. Le président de la Fédération d’athlétisme sud-africaine avait toujours dit qu’il ne savait pas que Semenya avait subi des tests gynécologiques en Afrique du Sud. Chuene a par ailleurs indiqué qu’il avait choisi de ne pas se plier aux recommandations du médecin de sa fédération, Harold Adams, pour qui, il était préférable que Semenya renonce aux championnats du monde de Berlin.

Son mea culpa a sans doute été précipité par les révélations du journal Mail and Guardian L’hebdomadaire sud-africain a reproduit vendredi 18 septembre, des courriers électroniques qui confirment qu’il était bien au courant des tests.

Les Sud-Africains, jusqu’ici, étaient particulièrement remontés contre la Fédération internationale d’athlétisme. Il apparaît désormais que le scandale aurait pu être évité si Chuene avait suivi l’avis des médecins. Déjà, plusieurs partis d’opposition, ont appelé à sa démission et des commentateurs disent qu’au lieu de renoncer à une chance de médaille pour sa fédération, Chuene a préféré prendre le risque de sacrifier la dignité d’une jeune adolescente.