par RFI
Article publié le 22/09/2009 Dernière mise à jour le 23/09/2009 à 04:58 TU
Elle est la première femme à la tête de l'institution, un beau signal quand on sait que l'une des premières tâches de l'Unesco est de promouvoir l'éducation dans le monde, et surtout celles des petites filles et des femmes.
« C'est un message positif : les femmes peuvent occuper des postes importants et participer à des élections dures et gagner! (...)Cela n'a pas été une élection facile, mais si les élections sont démocratiques, elles ne sont jamais faciles! »
Formée à Moscou dans le prestigieux Institut des relations internationales, qui a formé bon nombre des cadres du Parti, elle intègre le ministère des Affaires étrangères, passe par la délégation de son pays à l'ONU, sera par la suite députée, brièvement ministre des Affaires étrangères puis à nouveau élue du peuple aux élections de 2001 sous l'étiquette « Coalition pour la Bulgarie », qui regroupe plusieurs partis de gauche, avant d'être nommée ambassadrice à Paris en 2005.
Pour Simone Weil, ancienne présidente du Parlement européen, et rescapée d’Auschwitz, Irina Bokova est « garante d'ouverture », et la « mieux qualifiée pour le poste ». Un soutien précieux qui a certainement joué dans cette lutte qui a été serrée.
« Je n'ai jamais cru à l'idée du choc des civilisations. »
| Le parcours d'Irina Bokova |
Une ancienne communiste devenue socialiste et militante de la cause européenne à travers l'adhésion de son pays, la Bulgarie, à l'Union des 27. Irina Bokova est originale à un double titre pour occuper le poste de directrice de l'Unesco. Elle est une femme mais également une citoyenne d'un pays issu de l'ancien bloc soviétique. Ce qui ouvre un peu plus la diplomatie mondiale à cette partie orientale du continent européen en cette année où l'on célèbre le vingtième anniversaire de la chute du mur. Irina Bokova est issue des milieux dirigeants de l'époque communiste; son père a été rédacteur en chef du journal du parti, elle-même a fait des études de relations internationales à Moscou avant de les compléter par de l'économie aux Etats-Unis. De retour en Bulgarie elle entame une carrière de diplomate au ministère des Affaires étrangères et se consacre à l'intégration de son pays à l'Union européenne. Elue députée à deux reprises, elle continue à suivre au sein de l'Assemblée les questions internationales et devient déléguée de la Bulgarie à l'Unesco. Irina Bokova parle 5 langues. Ses premiers mots après sa victoire ont été pour affirmer qu'elle n'avait jamais cru à l'idée du clash des civilisations. |
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