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Honduras

Micheletti prêt à abroger son décret sur les libertés

Article publié le 29/09/2009 Dernière mise à jour le 29/09/2009 à 13:40 TU

Le président issu du coup d’Etat, Roberto Micheletti, s’est dit prêt lundi à abroger le décret signé la veille, qui restreint les libertés individuelles. Son rival, Manuel Zelaya, appelle la communauté internationale à « restaurer l'état de droit » dans le pays.

De notre envoyé spécial à Tegucigalpa, Sylvain Biville

Roberto Micheletti, le président du Honduras issu du coup d'Etat.(Photo : Oswaldo Rivas/ Reuters)

Roberto Micheletti, le président du Honduras issu du coup d'Etat.
(Photo : Oswaldo Rivas/ Reuters)

Un pas en avant, un pas en arrière. Dimanche 27 septembre, Roberto Micheletti décrète quasiment l’état de siège dans le pays, en suspendant pour quarante cinq jours les garanties constitutionnelles. Le lendemain, il dit qu’il pourrait bien revenir sur sa décision, sous la pression d’une partie de ses alliés qui s’inquiètent du raidissement de ces derniers jours. Un tel revirement ne donne pas l’impression d’une grande sérénité chez les nouveaux dirigeants du Honduras.

Roberto Micheletti

Président issu du coup d’Etat au Honduras

« Je vais ouvrir des consultations pour prendre des décisions le moment opportun et dans les meilleurs délais sur la possibilité d'abroger le décret si nécessaire. »

29/09/2009 par Sylvain Biville


En attendant une éventuelle abrogation, le décret suspendant les libertés individuelles est toujours en vigueur. Avec deux conséquences concrètes : d’abord, les partisans de Manuel Zelaya ont été empêchés de manifester dans Tegucigalpa, une première depuis le coup d’Etat. Ils sont restés bloqués à l’université, leur bastion, encerclés par un impressionnant dispositif policier. Et plus spectaculaire encore, Radio Globo et la chaîne Canal 36, les deux principaux médias opposés au putsch, ont été fermés manu militari, leurs locaux envahis par l’armée, et du matériel saisi.

S’agit-il d’une réelle concession ou d’une simple promesse ?

« Petite radio confidentielle, Radio Globo était devenue depuis le 28 juin, le porte-voix des opposants du coup d’Etat... »

29/09/2009 par Sylvain Biville

Le président déchu, Manuel Zelaya, qui est toujours confiné dans l’ambassade du Brésil, est ainsi privé de ses principaux outils de communication, voire de propagande.