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Honduras

Vers un dénouement de la crise ?

Article publié le 03/10/2009 Dernière mise à jour le 03/10/2009 à 05:43 TU

Le dialogue est peut-être enfin sur les rails au Honduras. Un émissaire de l’Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé vendredi à Tegucigalpa que les négociations entre le président issu du putsch, Roberto Micheletti, et le chef de l’Etat déchu Manuel Zelaya, allaient débuter la semaine prochaine.

Avec notre envoyé spécial à Tegucigalpa, Sylvain Biville

Manuel Zelaya (G) le président déchu du Honduras et le président issu du putsch Roberto Micheletti (D).(Photos : Reuters / Montage : RFI)

Manuel Zelaya (G) le président déchu du Honduras et le président issu du putsch Roberto Micheletti (D).
(Photos : Reuters / Montage : RFI)

L’Organisation des Etats américains dit avoir obtenu des assurances des deux parties. Manuel Zelaya, qui dort depuis douze jours sur un matelas gonflable à l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa, avait déjà dit qu’il était prêt à parler avec ceux qui l’ont renversé. Ce qui est nouveau, c’est que celui qui s’est installé depuis dans le fauteuil présidentiel, Roberto Micheletti, ne ferme plus la porte à un possible retour au pouvoir du chef de l’Etat déchu.

L’OEA, très optimiste, espère l’ouverture de négociations dès la semaine prochaine, tout en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre dans l’immédiat à une rencontre en tête-à-tête entre les deux rivaux. Les fonctionnaires de l’organisation interaméricaine, qui avaient été refoulés dimanche dernier, sont arrivés à Tegucigalpa vendredi pour préparer une visite de chefs de la diplomatie, prévue pour le 7 octobre.

L’optimisme sur une issue rapide doit cependant être tempéré. Les médias d’opposition sont toujours fermés et les manifestations de partisans de Manuel Zelaya interdites. Les autorités n’ont pas tenu leur promesse d’abroger le décret très controversé sur la suspension des libertés individuelles. Et Roberto Micheletti a reçu une bouffée d’oxygène hier, avec la visite de 4 élus américains du parti républicain. Ils sont venus le saluer au palais présidentiel, en contradiction avec la position officielle des Etats-Unis, qui refuse tout contact avec le gouvernement issu du coup d’Etat.