Article publié le 04/10/2009 Dernière mise à jour le 04/10/2009 à 16:24 TU

3 octobre 2009, Piazza del Popolo (place du Peuple) à Rome: plusieurs dizaines de milliers d'Italiens ont manifesté contre l'emprise de Silvio Berlusconi sur les médias.
(Photo : Andreas Solaro/AFP)
Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir
Rarement la place du Peuple, située au cœur de Rome, n’a accueilli autant de manifestants. La Fédération nationale de la presse italienne peut être satisfaite, des dizaines de milliers d’Italiens - étudiants, enseignants, journalistes, écrivains, artistes ou retraités - ont répondu à son appel pour manifester contre l’emprise du chef du gouvernement sur les médias.
S’estimant victime de calomnie de la part de « vauriens de la presse », Silvio Berlusconi a même demandé 3 millions d’euros à deux quotidiens italiens de gauche qui ne cessent, eux, de dénoncer les interférences entre sa vie privée et sa vie publique. Tout comme il a attaqué plusieurs journaux étrangers pour les mêmes raisons. Silvio Berlusconi n’a pas hésité non plus à demander aux entrepreneurs de couper la manne publicitaire aux journaux qui l’ont mis en cause.
Parmi les personnalités qui se sont exprimées, le journaliste Roberto Saviano, menacé de mort par la mafia, a été très applaudi quand il a déclaré : « Aujourd’hui l’Italie montre qu’elle veut retrouver sa dignité ». Idem pour le réalisateur Nani Moretti qui a durement critiqué la gauche italienne pour avoir sous-évalué la force de Silvio Berlusconi depuis sa descente dans l’arène politique, il y a quinze ans.
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