par RFI
Article publié le 04/10/2009 Dernière mise à jour le 04/10/2009 à 05:10 TU
Six morts, trois blessés. Depuis trois ans, aucune attaque ne s'était soldée par des pertes aussi lourdes dans les rangs des militaires sénégalais. L'armée le reconnaît dans un communiqué publié à Dakar : c'est un véritable choc.
L'attaque a eu lieu près du village de Sare Boya, situé à 3 km de la frontière avec la Guinée-Bissau au sud de Sédhiou. Selon l'armée, un véhicule militaire s'est embourbé, les hommes en sont sortis. Des assaillants ont alors tiré avec des lance-roquettes RPG-7 puis ils se sont repliés en direction de la frontière.
Depuis le mois d'août il y a une recrudescence des violences dans la région. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une personne avait été tuée et une autre blessée dans l'attaque d'un taxi collectif près de la ville de Ziguinchor.
Samedi, le président Abdoulaye Wade a vigoureusement condamné ces attaques et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il a cependant veillé à ne pas incriminer directement les indépendantistes casamançais. Tout indique pourtant que c'est bien le MFDC qui en est à l'origine.
Joint par RFI, un responsable de la branche politique du mouvement rebelle le reconnaît et affirme que la tension persiste. L'armée sénégalaise affirme, de son côté, qu'elle va intensifier ses patrouilles dans la zone.
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