Article publié le 08/10/2009 Dernière mise à jour le 13/10/2009 à 13:41 TU

Noam Shalit, le père du soldat israélien Gilad détenu par le Hamas, au palais de l'Elysée avant sa rencontre avec le président Sarkozy, le 8 octobre 2009.
(Photo : AFP)
RFI : Comment avez-vous réagi aux images de Gilad, les premières depuis plus de trois ans ?
Noam Shalit : La première réaction, ça a été un choc, de le découvrir après tout ce temps... Plus de 3 ans, plus de 1 200 jours ! C'est très long. Ensuite nous avons été plutôt heureux de constater qu'il a l'esprit assez fort pour survivre dans ce cauchemar qui dure.
RFI : Il semble en relative bonne condition, physique et mentale, sur ces images…
Noam Shalit : Nous ne pensons pas que son état soit satisfaisant. Il est pâle, il est amaigri, il a l'air anxieux. Nous pensons qu'il souffre beaucoup là-bas, dans cette cave. Et puis on ne sait pas ce qui est vrai : avec la vidéo on fait ce qu'on veut, on peut mettre en scène le film. Ils peuvent nous montrer ce qu'ils veulent...
RFI : Pensez vous que cet échange (Israël a libéré 20 Palestiniennes contre la vidéo) soit annonciateur d’un geste plus large, incluant la libération de Gilad ?
Noam Shalit : C'est un pas dans le bon sens. Le fait de l'avoir filmé en bonne santé montre que le Hamas semble déterminé à parvenir à un accord.. Mais ce n'est pas encore la percée que nous attendons...
RFI : La France a pu faire parvenir l’année dernière une lettre de votre famille à Gilad. Etes-vous venu à Paris avec une autre missive ?
Noam Shalit : Non. Ce qui est important, c'est que les efforts de la France se poursuivent. Même si pour l'instant, l'essentiel de la négociation est mené par les Allemands. Mais nous pensons que la France a un rôle important à jouer pour soutenir la transaction. Pour pousser et faire progresser la transaction.
Propos recueillis pa Nicolas Falez
entretien exclusif sur RFI
« La première réaction, ça a été un choc, de le découvrir après tout ce temps. »
entretien exclusif sur RFI
« Ce qui est important, c'est que les efforts de la France se poursuivent. »
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