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UE / Traité de Lisbonne

Le président tchèque met un nouvel obstacle à la ratification du traité

par  RFI

Article publié le 09/10/2009 Dernière mise à jour le 09/10/2009 à 02:58 TU

Le président conservateur Vaclav Klaus.(Photo : AFP)

Le président conservateur Vaclav Klaus.
(Photo : AFP)

La construction européenne est décidément une course d'obstacles et certains s’ingénient à les multiplier. Le président tchèque, l’eurosceptique Vaclav Klaus, vient de poser une nouvelle condition à la ratification du Traité de Lisbonne par son pays, au risque de bloquer son adoption et d’un conflit avec les autres membres de l'Union.

Avec notre bureau à Bruxelles

La situation pourrait prêter à sourire si l’attitude du président tchèque, qualifiée en privé de « pitoyable » par un commissaire européen, n’avait des répercussions aussi graves pour les institutions européennes.

Depuis le « oui » irlandais au traité de Lisbonne, le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, qui préside actuellement l’Union, cherchait désespérément à rencontrer le chef d’Etat de la République tchèque Vaclav Klaus. Ce dernier a fini par accepter d’avoir une conversation téléphonique avec lui. Selon Mr Reinfeldt, son interlocuteur a commencé par rappeler l’indépendance de la Cour suprême tchèque qui examine en ce moment un nouveau recours introduit par quelques sénateurs proches de Mr Klaus, et bien évidemment à l’instigation de ce dernier. L’arrêt de la Cour suprême est attendu d’ici la fin du mois.

Deux lignes de plus

Vaclav Klaus a ensuite exigé de rajouter deux lignes, dont il n’a pas indiqué le contenu, au Traité de Lisbonne. M Reinfeldt lui a signifié que l’idée n’était ni bonne ni opportune. Car cette exigence reviendrait à devoir faire ratifier le Traité à nouveau par chacun des 27 Etats membres, ce qui est évidemment impensable.

Alors que le président, plutôt eurosceptique lui aussi, de la Pologne s’apprête à signer également le traité et que le Premier ministre tchèque presse son président de signer, Mr Klaus se trouve complètement isolé en Europe et minoritaire au sein de la classe politique de son propre pays.