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Turquie/Israël

Nouveau coup de froid

par  RFI

Article publié le 11/10/2009 Dernière mise à jour le 11/10/2009 à 14:09 TU

Les manœuvres militaires aériennes internationales qui devaient débuter lundi en Turquie sont reportées. Selon plusieurs médias israéliens, Ankara a choisi de modifier la liste des participants et d'exclure l'Etat hébreu. Les relations entre les deux pays, qui coopèrent étroitement en matière de défense, se sont tendues depuis les critiques du Premier ministre turc Tayyip Erdogan contre l'offensive menée en décembre et janvier derniers par Israël dans la bande de Gaza.

Le Premier ministre turc Recep Erdogan quitte la salle lors d'un débat avec le président Israélien Shimon Peres, le 29 janvier 2009.(Photo : AFP)

Le Premier ministre turc Recep Erdogan quitte la salle lors d'un débat avec le président Israélien Shimon Peres, le 29 janvier 2009.
(Photo : AFP)



 
« Aigle d'Anatolie ». C'est le nom de l'exercice aérien initialement prévu lundi et mardi. Outre Israël et la Turquie, les aviations américaine, italienne et les forces de l'OTAN devaient y participer.

Ces manœuvres n'ont rien d'exceptionnel. La Turquie est un pays musulman non-arabe qui entretient traditionnellement de bonnes relations avec Israël. Des exercices militaires conjoints ont déjà eu lieu.

Sur le plan politique, Ankara a déjà usé de ses liens simultanés avec l'Etat hébreu et avec le monde arabe pour mener des missions de bons offices. On se souvient notamment que la Turquie a servi d'intermédiaire pour les discussions secrètes entre Israël et la Syrie en 2008.

Mais depuis, la guerre de Gaza, en décembre et janvier derniers, a fait environ 1 400 victimes palestiniennes pendant les trois semaines de l'opération « Plomb durci » menée par l'armée israélienne contre le territoire contrôlé par le Hamas.

Désormais, un vent glacial souffle sur les relations turco-israéliennes. On se souvient par exemple de la très vive joute verbale qui a opposé le président israélien Peres et le Premier ministre turc Erdogan, en début d’année lors du Forum économique de Davos.

Plus récemment, le chef de la diplomatie turque a annulé une visite en Israël parce que l’Etat hébreu lui refusait de visiter la bande de Gaza à l'occasion de ce déplacement.