Article publié le 16/10/2009 Dernière mise à jour le 16/10/2009 à 04:26 TU

Manifestation des forces syndicales et sociales pour soutenir les électriciens à Mexico, le 15 octobre 2009.
( Photo : Patrice Gouy/ RFI )
Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy
Les Mexicains, qui manifestaient ce jeudi dans les rue de la capitale, sont scandalisés par la décision du président Felipe Calderon de mettre à pied 44 000 employés de l'entreprise Luz y Fuerza, du jour au lendemain, alors que la crise économique frappe durement le Mexique.
En toile de fond, ce sont deux politiques, deux idéologies qui s'affrontent. Un manifestant, Jose Sotelo, explique : « Je pense que cette manifestation est une réponse à un gouvernement qui, avec Felipe Calderon, ne bénéficie qu’à un petit groupe de gens au pouvoir. Il me semble que cette politique est erronée. C’est un néolibéralisme qui ne prend pas en compte la possibilité d’une révolte sociale. Le syndicat des électriciens a toujours été solidaire des causes populaires et des autres syndicats et aujourd’hui on vient lui rendre la pareille.»
Pari gagné pour l'opposition
Andres Manuel Lopez Obrador, le chef de file de l’opposition, a réussi son pari de rassembler de 150 à 200 000 personnes pour prouver le mécontentement de la population. Néanmoins cette décision autoritaire du gouvernement de dissoudre la compagnie d’électricité est un avertissement à tous ceux qui voudraient contester les réformes que le gouvernement a l’intention de faire passer durant les trois dernières années de son mandat.