par RFI
Article publié le 16/10/2009 Dernière mise à jour le 17/10/2009 à 07:12 TU
Désormais privée de tout document lui permettant de rester sur le sol français, Agathe Habyarimana est devenue un hôte plutôt encombrant pour les autorités. Paris pourrait décider d'expulser l'ancienne Première dame du Rwanda, la renvoyer dans son pays, tout d'abord. Mais son avocat invoque les risques de persécutions qu'elle encourerait alors. Des risques contraires à la Convention européenne des droits de l'homme, estime maître Philippe Meilhac.
Agathe Habyarimana pourrait également être « éloignée » du territoire français, mais vers un autre pays d'accueil, comme le Gabon où elle a passé plusieurs années entre 1994 et 1998. Mais les associations de victimes du génocide craignent qu'elle ne soit alors jamais jugée.
Le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda se dit donc favorable à une troisième solution, ce vendredi. L'association réclame un procès en France pour l'ancienne Première dame du Rwanda.
Les autorités françaises peuvent encore décider de ne « rien faire », c'est à dire refuser le statut de réfugiée politique à Agathe Habyarimana -statut accordé à ses enfants- , mais lui accorder un titre de séjour.