publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle

France / Rwanda

L'asile politique refusé à Agathe Habyarimana

par  RFI

Article publié le 16/10/2009 Dernière mise à jour le 17/10/2009 à 07:12 TU

Me Philippe Meilhac, avocat d'Agathe Habyarimana.(Photo : AFP)

Me Philippe Meilhac, avocat d'Agathe Habyarimana.
(Photo : AFP)

Le Conseil d'Etat a refusé ce vendredi d'accorder l'asile politique à Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais décédé dans l'attentat du 6 avril 1994. Le statut de réfugiée politique lui avait d'abord été refusé par l'Office de protection des réfugiés, puis par la Commission de recours des réfugiés et enfin par le Conseil d'Etat donc. Les autorités françaises estiment que « des présomptions existent » sur l'implication d'Agathe Habyarimana dans le génocide qui avait suivi l'attentat contre son mari.

Désormais privée de tout document lui permettant de rester sur le sol français, Agathe Habyarimana est devenue un hôte plutôt encombrant pour les autorités. Paris pourrait décider d'expulser l'ancienne Première dame du Rwanda, la renvoyer dans son pays, tout d'abord. Mais son avocat invoque les risques de persécutions qu'elle encourerait alors. Des risques contraires à la Convention européenne des droits de l'homme, estime maître Philippe Meilhac.

Agathe Habyarimana pourrait également être « éloignée » du territoire français, mais vers un autre pays d'accueil, comme le Gabon où elle a passé plusieurs années entre 1994 et 1998. Mais les associations de victimes du génocide craignent qu'elle ne soit alors jamais jugée.

Le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda se dit donc favorable à une troisième solution, ce vendredi. L'association réclame un procès en France pour l'ancienne Première dame du Rwanda.

Les autorités françaises peuvent encore décider de ne « rien faire », c'est à dire refuser le statut de réfugiée politique à Agathe Habyarimana -statut accordé à ses enfants- , mais lui accorder un titre de séjour.