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Maldives

Un conseil des ministres sous-marin

par  RFI

Article publié le 17/10/2009 Dernière mise à jour le 17/10/2009 à 16:34 TU

Le gouvernement des Maldives s'est littéralement jeté à l'eau ce samedi. Une initiative très préparée et médiatisée pour attirer l'attention du monde sur les implications du réchauffement climatique, à deux mois du sommet de Copenhague. « Nus devons décrocher un accord qui puisse permettre à tout le monde de survivre » a déclaré le président Nasheed à l'issue de l'opération.

Le ministre maldivien de la Pêche et de l'Agriculture Ibrahim Didi signe une déclaration appelant les pays à  réduire leur taux d'émission de gaz à effet de serre, lors d'un conseil des ministres sous-marin, le 16 octobre 2009.(Photo : Reuters)

Le ministre maldivien de la Pêche et de l'Agriculture Ibrahim Didi signe une déclaration appelant les pays à réduire leur taux d'émission de gaz à effet de serre, lors d'un conseil des ministres sous-marin, le 16 octobre 2009.
(Photo : Reuters)

Chaises et tables reposant par six mètres de fond, c'est à cela que ressemblait les échanges entre ministres pour cette réunion exeptionnelle du cabinet des ministres des Maldives. Les membres du gouvernement ont troqué leur costume pour une combinaison de plongée, mais pour le reste, tout s'est déroulé comme d'habitude, à ceci près qu'au lieu de respirer à l'air libre, les ministres et le président étaient sous oxygène, équipés de masques et de bouteilles, à faire mine de débattre sous l'objectif des plongeurs cameramen.

Le gouvernement a ainsi pu adopter – très symboliquement – une résolution appellant le reste de la planète à agir contre les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, et donc de la fonte des glaciers et de la montée des eaux qui à terme, pourraient bien engloutir leur archipel.

Une montée du niveau de la mer inférieure à un mètre submergerait les Maldives, faisant certes disparaître cette destination idyllique des catalogues d'agences de voyage, mais aussi et surtout, une population de plus de 300 000 habitants, qui se sent aujourd'hui menacée.