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Liban / Israël

Des «engins d'espionnage israéliens» détruits au Liban

Article publié le 18/10/2009 Dernière mise à jour le 18/10/2009 à 20:52 TU

Trois « engins d'espionnage israéliens » ont été détruits les 17 et 18 octobre dans le Sud-Liban dans une zone de déploiement de la Force des Nations unies au Liban (Finul), frontalière avec l'Etat hébreu. Deux de ces engins ont été détruits par l'armée israélienne, a indiqué une source militaire libanaise. Selon toujours cette dernière, l'armée libanaise qui s'est déployée dans la région, « a repéré un troisième engin et l'a fait exploser dimanche matin ». Selon la Force des Nations unies au Liban (Finul), « les explosions ont été provoquées par des charges contenues dans des capteurs souterrains abandonnés qui avaient été placés là par les forces de défense israéliennes apparemment pendant la guerre de 2006 ».
Les soldats italiens de la Finul mesurent le cratère laissé par l'explosion des engins, sous le regard des soldats libanais, près de Hula, le 18 octobre 2009.(Photo : Reuters)

Les soldats italiens de la Finul mesurent le cratère laissé par l'explosion des engins, sous le regard des soldats libanais, près de Hula, le 18 octobre 2009.
(Photo : Reuters)

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Des sources de sécurité libanaises révèlent que le matériel d’écoute, détruit samedi 17 et dimanche 18 octobre, servait à espionner les communications du Hezbollah. Les trois appareils étaient branchés sur le réseau de communication sécurisé du parti, entre deux villages du Sud-Liban, à quelques kilomètres seulement de la frontière internationale, dans la zone de déploiement de la Finul.

Un communiqué de l’armée libanaise indique que deux des appareils qui étaient piégés, ont été détruits samedi, par des explosions télécommandées par les Israéliens. Le troisième a été découvert et détruit dimanche par les militaires libanais.

L’existence d’un réseau de communication en circuit fermé, installé par le Hezbollah, est connu et toléré par le gouvernement libanais. Ce réseau câblé et long de plusieurs centaines de kilomètres relie la direction suprême du parti à ses unités les plus reculées dans tout le Liban. Il a empêché lors de la guerre de 2006, la rupture de la chaîne de commandement et est censé protéger le Hezbollah des écoutes israéliennes.

Mais pour surveiller le parti, l’Etat hébreu s’est tout simplement connecté sur son réseau. Cet incident est le dernier épisode de la guerre secrète que se livrent le Hezbollah et Israël. Au printemps dernier, les services de renseignement libanais avaient réussi à identifier et arrêter une quarantaine d’agents pro-israéliens. Il est clair toutefois que les activités d’espionnage continuent de part et d’autre.