Article publié le 23/10/2009 Dernière mise à jour le 23/10/2009 à 08:10 TU
Avec notre correspondante régionale, Annie Gasnier
Vingt-quatre ans après le retour de la démocratie, la justice uruguayenne vient de condamner l´un de ses anciens dictateurs, âgé de 83 ans, à une lourde peine. Dernier dirigeant du régime militaire, l´ex-général Gregorio Alvarez a été reconnu coupable de 37 homicides « particulièrement aggravés ».
Trente-sept prisonniers politiques avaient été secrètement transférés des prisons argentines à Montevideo, en 1978, avant d´être exécutés, puis portés disparus. A l´époque, les militaires sud-américains persécutaient ensemble leurs opposants, dans le cadre de l´« Opération Condor ».
Sous la pression de l´armée, le Parlement de la jeune démocratie avait adopté une loi dite de « caducité » pénale, une sorte d´amnistie. Mais avec l´arrivée de la gauche au pouvoir, en 2005, la justice a réinterprété la loi, et des responsables d´exécutions et de tortures ont commencé à être arrêtés et jugés.
Et justement, dimanche prochain, en parallèle du scrutin présidentiel, les Uruguayens devront décider, par référendum, de l´annulation de ce texte qui assurait aux tortionnaires l´impunité.
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