Article publié le 24/10/2009 Dernière mise à jour le 24/10/2009 à 00:38 TU

Le président tchèque Vaclav Klaus défile à Prague dans une manifestation contre le traité de Lisbonne, le 3 octobre 2009.
(Photo : Reuters/Petr Josek)
La « bonne » proposition faite à Vaclav Klaus par l’Union européenne est simplement une invitation au sommet de Bruxelles des chefs d’Etat et de gouvernements du 29 octobre prochain. Il pourra alors déverser tout son fiel contre le Traité de Lisbonne, avant, espèrent la plupart des analystes à Prague, de signer le traité.
Le très europhobe président tchèque n’a aucune chance d’obtenir de ses partenaires un codicille à la Charte des droits fondamentaux des citoyens européens, qui interdirait pour toujours, une restitution des biens aux Allemands expulsés des Sudètes, après 1945.
A Prague, les optimistes pensent que cette revendication n’avait pour but que de préparer une capitulation qu’une certaine propagande essaie de transformer en victoire. Les vrais pro-Européens ne sont pas rassurés. Monika Pajerova, dirigeante de l’Association pour le « oui » à l’Europe, met en garde contre le côté retors, voire pervers du chef de l’Etat. « Un homme, dit-elle, dont certains, de la Russie aux néoconservateurs américains, essaient de se servir pour casser l’Europe ».
Ces jours derniers, de jeunes militants pro-européens ont manifesté, près du siège de la présidence, sur le thème « ‘Narcisse’, signe ou démissionne ! » La première hypothèse reste la plus vraisemblable.
17/10/2009 à 17:01 TU
à TU