Article publié le 27/10/2009 Dernière mise à jour le 27/10/2009 à 13:43 TU
Dans un rapport, l'organisation de défense des droits de l'homme dénonce une politique discriminatoire et pointe des inégalités criantes. Les colons israéliens en Cisjordanie consommeraient ainsi, selon Amnesty international, 20 fois plus d'eau que les Palestiniens des localités voisines.

Des Palestiniens font leurs réserves d'eau à la fontaine publique de Khan Younés, dans le sud de la bande de Gaza.
(Photo : Ibraheem Abu Mustafa)
Un peu partout en Cisjordanie, l'inégalité dénoncée dans le rapport d'Amnesty est visible à l'oeil nu. Les colonies israéliennes ne se reconnaissent pas seulement à leurs maisons de toits rouges bien alignées. Elles sont souvent aussi des oasis de verdure au milieu des collines arides.
D'après Amnesty, les habitants des colonies utilisent 20 fois plus d'eau que leurs voisins palestiniens qui eux, survivent avec 20 litres par jour. La plus importante nappe phréatique qui alimente Israël en eau se trouve dans les sous-sols de la Cisjordanie et depuis le début de l'occupation, en 1967, les Palestiniens ne peuvent plus creuser de puits sans autorisation des autorités israéliennes, des autorisations qu'ils n'obtiennent, en général, jamais.
Bien que cette situation soit régulièrement dénoncée par les organisations internationales, l'Etat hébreu assure que le partage de l'eau se fait de façon équitable et le porte-parole du Premier ministre qualifie les affirmations d'Amnesty « d'absurdes ».
« Les Israéliens utilisent 80% des ressources communes de l'aquifère et concernant le fleuve du Jourdain, ils en utilisent la totalité. »