par Véronique Rigolet
Article publié le 28/10/2009 Dernière mise à jour le 28/10/2009 à 14:00 TU

L'ancien Premier, ministre Dominique de Villepin, a réuni les membres de son club politique à la Maison de l'Amérique latine le 27 octobre 2009.
(Photo : REUTERS/Gonzalo Fuentes)
A peine libéré des audiences du procès Clearstream, Dominique de Villepin fait sa rentrée en politique. L'ancien Premier ministre français a réuni ses partisans, un millier de personnes, hier à la Maison de l'Amérique latine à Paris. Dominique de Villepin veut proposer une « alternative républicaine » à Nicolas Sarkozy. Il a dénoncé la concentration du pouvoir qui conduit à l'esprit de cour, les nombreuses affaires qui font l'actualité, allusions aux polémiques autour de Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy. Il a qualifié ce rassemblement « d'acte fondateur » pour un objectif implicite : l'élection présidentielle de 2012.
Quatre jours tout juste après la fin du procès Clearstream l'ancien Premier ministre a réuni mardi soir à Paris plusieurs centaines de partisans devant lesquels il a plaidé pour la construction d'une « force alternative » et d’un « projet fondateur ». Il a insisté sur un « retour à l'esprit de la Nation, d'une France républicaine, solidaire et indépendante ». Et Dominique de Villepin n'a pas ménagé ses critiques, sans le citer, contre Nicolas Sarkozy, dénonçant tour à tour une « personnalisation du pouvoir » et une « coupure entre les dirigeants et le peuple ».
Enfin, loin des tribunaux et acclamé, comme en campagne, par plusieurs centaines de ses partisans, c'est avec délice que Dominique de Villepin se relance dans le grand bain politique.
Oublié pour l'heure, Clearstream, c'est une « alternative politique » que l'ancien Premier ministre s'en vient proposer. Mais, juré promis il ne s'agit pas d'un front anti Sarko soutient l'ancienne ministre Brigitte Girardin, la patronne du club Villepin. « Ce qui nous intéresse, ce n’est pas du tout la critique. On ne fait pas d’anti-sarkozysme ».
Seulement voilà, chasser le naturel, il revient au galop. Son discours a peine entamé Dominique de Villepin tacle à tout va mais sans jamais nommer le président de la République. Il fustige « la concentration du pouvoir » et ironise sur « l'ouverture souhaitée par Nicolas Sarkozy d'un débat sur l'identité nationale ». « Vous savez, il n’est pas besoin de grand débat. Il est nécessaire par contre de faire vivre les principes qui sont les nôtres ».
Villepin enchante ses partisans
La France républicaine proposée par l'ancien Premier ministre fait les délices de ses supporters. « C'est merveilleux » dit une dame, « ll me réconcilie avec la politique », clame son voisin, « c'est pas comme l'autre », ajoute t-il sans jamais nommer, lui non plus, Nicolas Sarkozy.
Et voilà Dominique de Villepin en route pour la présidentielle de 2012. Ses partisans n'en doutent pas et lui non plus semble-t-il. : « Merci pour aujourd’hui et merci pour demain ». Fin janvier le couperet tombera peut-être dans l’affaire Clearstream, mais d’ici-là pour Dominique de Villepin, la meilleur défense c'est, semble-t-il, l'attaque.
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