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UE/Sommet de Bruxelles

Qui sera le premier président de l’Union?

Article publié le 29/10/2009 Dernière mise à jour le 30/10/2009 à 08:21 TU

L’ordre du jour du sommet de Bruxelles est la préparation de la conférence de Copenhague sur le climat. Mais comme le Traité de Lisbonne pourrait être mis en œuvre dès la fin de l'année 2009, car un compromis a été trouvé avec la République tchèque, dernier pays à devoir ratifier le Traité, les 27 voient déjà plus loin : le choix du premier président de l’Union.

Avec notre envoyée spéciale à Bruxelles, Béatrice Leveillé

La future présidence de l'Union est au centre des discussions du Conseil européen de Bruxelles, qui se tient du 29 au 30 octobre 2009.(Photo : AFP/John Thys)

La future présidence de l'Union est au centre des discussions du Conseil européen de Bruxelles, qui se tient du 29 au 30 octobre 2009.
(Photo : AFP/John Thys)

Qui sera le prochain Président de l’Union européenne ? Le sujet n’est pas à l’ordre du jour de ce sommet mais il est sur toutes les lèvres.

Pour les Français et les Allemands, le sujet n’est pas d’actualité tant que le président tchèque n’a pas signé le Traité de Lisbonne. Seule la signature du traité avant la fin du mois de novembre lui permettrait d’entrer en vigueur avant la fin de l’année.

Il y a pourtant des candidats à ce poste qui n’existe pas et plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement se sont emparés du sujet. Le Premier ministre britannique Gordon Brown considère que Tony Blair est excellent candidat et que c’est dans l’intérêt national de la Grande-Bretagne d’avoir un président du Conseil européen. Mais pour le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, le prochain président de l’Union européenne doit être réellement européen. Avec ses collègues belge et hongrois, José Luis Zapatero espère le choix d’un homme de compromis.

La Grande-Bretagne n’est ni dans la zone euro ni dans l’espace Schengen et Tony Blair n’a pas vraiment le profil. Le président du Parlement européen s’est exprimé à l’ouverture de ce sommet. Il voudrait que les 27, symboliquement, nomment une femme à ce poste.

C‘est sur le profil du candidat idéal que les 27 doivent se pencher. Est-ce qu’ils souhaitent une voix assez forte pour se faire entendre dans le monde ou un facilitateur qui mette de l’huile dans les rouages européens ? Pour les Français qui reconnaissent chercher l’oiseau rare, ce leader doit être capable de faire les deux.

La lutte contre le réchauffement climatique

La Commission européenne a évalué le coût de la lutte contre le réchauffement climatique à 100 milliards d’euros par an. Les Européens pourraient contribuer à hauteur de 15 milliards d’euros. La présidence suédoise de l’Union européenne souhaite que les pays membres s’engagent avant le sommet de Copenhague prévu en décembre.

Mais le président de la Commission européenne est pessimiste. Il dit que l’Europe est divisée : les pays de l’Est, Pologne en tête, refusent le principe du « pollueur-payeur ». Ces pays demandent à leurs partenaires les plus riches au sein de l’Union, de prendre en charge le plus gros de la facture. La clé de répartition proposée est une contribution équitable et vertueuse en fonction du produit intérieur brut et de la quantité d’émission de gaz carbonique. Le débat promet d’être houleux.