par RFI
Article publié le 31/10/2009 Dernière mise à jour le 31/10/2009 à 05:38 TU

Le directeur du journal marocain Akhbar Al Youm, Taoufik Bouachrine (g) et le caricaturiste Khalid Gueddar au tribunal de Casablanca, le 23 octobre.
(Photo : Abdelhak Senna/AFP)
Les deux journalistes risquaient jusqu’à 5 ans de prison, selon le code de la presse. Dans ce contexte, la peine d’un an avec sursis est en apparence plutôt clémente.
Mais le message est clair. Faire une caricature du roi ou de son entourage reste passible de prison au Maroc. Pour le directeur du journal condamné, Taoufik Bouachrine, ce verdict est un avertissement. Une façon de tracer des lignes rouges à ne pas dépasser dans la tête des journalistes.
Le juge a également ordonné la fermeture définitive des locaux du quotidien. Une décision subtile qui n’empêche pas le journal de paraître à nouveau mais l’oblige à déménager dans de nouveaux locaux. Autant de frais qui risquent d’entraîner d’énormes pertes financières ou d’obliger le titre à mettre la clef sous la porte.
Avec ce verdict le Maroc montre une nouvelle fois que la justice contrôle toujours avec sévérité la liberté d’expression.
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