"Toutes les unités de l'IRA ont reçu l'ordre de déposer les armes. Tous les volontaires ont été chargés de soutenir le développement de programmes purement politiques et démocratiques au travers de moyens exclusivement pacifiques". Dans un communiqué publié le 28 juillet 2005, l'IRA (Armée républicaine irlandaise) renonce définitivement à la violence. Discréditée par ses activités criminelles et les attentats djihadistes de juillet 2005 à Londres, l'organisation met ainsi fin à un conflit de plus de trente-cinq ans ayant fait 3600 morts, dont la moitié lui est imputable. Apparue lors du soulèvement contre l'occupation britannique en 1916, l'IRA avait repris la lutte armée en 1969 face à la discrimination politique et sociale de la minorité catholique d'Irlande du Nord, province restée britannique après le traité de 1921. En 1998, après avoir déclaré un cessez-le-feu unilatéral, l'IRA avait soutenu l'accord de paix de Stormont, qui rétablit une semi-autonomie pour la province et le partage du pouvoir entre communautés.
Créé en 1959 dans la lignée du service d'ordre du parti gaulliste, le SAC (Service d'action civique), dévoué au Général de Gaulle, est d'abord chargé de contrecarrer par le renseignement l'influence des communistes à tous les niveaux de l'Etat et de l'administration. L'organisation devient au fil des années une police parallèle responsable des basses oeuvres du régime. Au croisement de la raison d'Etat, de la police et du banditisme, le SAC milite pour l'Algérie française et réprime la "subversion gauchiste" à partir de 1968. En 1981, l'inspecteur Jacques Massié, responsable du SAC des Bouches-du-Rhône, est au cœur d'un conflit interne qui menace le mouvement, alors que la gauche arrive au pouvoir. Le 18 juillet 1981, Jacques Massié est assassiné avec cinq membres de sa famille dans sa maison d'Auriol, près de Marseille. Une commission d'enquête parlementaire sera constituée et les responsables condamnés. Le SAC sera dissous par le gouvernement le 28 juillet 1982.
Le 28 juillet 1976, Christian Ranucci, un jeune représentant de commerce de 22 ans, est guillotiné à la prison des Baumettes de Marseille, la demande de grâce présidentielle ayant été rejetée par Valéry Giscard d'Estaing. Reconnu coupable de l'enlèvement et du meurtre, le 3 juin 1974, d'une fillette de 8 ans, Marie-Dolorès Rambla, il avait été condamné à mort par la Cour d'assises d'Aix-en-Provence le 10 mars 1976. Malgré des aveux, il ne cessera de clamer son innocence jusqu'à l'échafaud. En 1978, le livre de Gilles Perrault, "Le Pull-over rouge", du nom d'une pièce à conviction que Ranucci nia toujours avoir possédé, critique le déroulement de l'enquête et les incohérences du dossier, jetant ainsi le doute sur la culpabilité du condamné. Devenue un symbole de la possible erreur judiciaire, l'affaire Ranucci pèsera dans le débat sur la peine de mort, qui sera abolie en octobre 1981. Entre 1979 et 1991, trois requêtes en révision du procès seront rejetées.