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Article publié le : jeudi 12 mai 2011 à 17:37 - Dernière modification le : jeudi 12 mai 2011 à 17:37

Corruption : Après Issa Hayatou, Jacques Anouma dément les accusations

Le président de la fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma, lors d'une conférence de presse, le 13 mai 2008.
Le président de la fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma, lors d'une conférence de presse, le 13 mai 2008.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Par Thomas Pitrel

Les nouvelles accusations de corruption portées à l'encontre de plusieurs membres du comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa) n'ont pas épargné l'Afrique. Soupçonnés d'avoir touché de l'argent illégalement, Issa Hayatou (président de la Confédération africaine de football) et Jacques Anouma (président de la Fédération ivoirienne) ont tous les deux affirmé leur innocence, alors que le journal anglais Sunday Times devrait bientôt publier les preuves dont il dispose.

Jacques Anouma, président de la fédération ivoirienne de football (FIF), aura donc attendu deux jours avant de répondre aux accusations de corruption portées à son encontre par le député britannique Damian Collins devant une commission d’enquête parlementaire, ce mardi 11 mai 2011. Amené à évoquer l’échec de la candidature anglaise à l’organisation de la Coupe du Monde 2018, Collins a en effet accusé plusieurs membres du comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa) d’avoir touché des pots-de-vin en échange de leur vote. Jacques Anouma et Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF), auraient ainsi reçu plus d’un million d’euros pour donner leurs voies au Qatar pour le Mondial 2022.

« Pure invention », selon Issa Hayatou

Dans un communiqué diffusé ce jeudi 12 mai, Jacques Anouma « exprime son profond étonnement face aux graves allégations de corruption faites devant le Parlement britannique » et « réfute fermement ces allégations aussi grossières que mensongères ». Alors que les preuves évoquées par le député britannique n’ont pas encore été publiées, le président de la FIF affirme qu’il « se tient à la disposition des instances internationales de football pour collaborer à la manifestation de la vérité ».

Le président de la CAF, le Camerounais Issa Hayatou, avait répliqué dès mercredi en attaquant directement le Sunday Times, qui a transmis les informations au député. « Le Président Hayatou ne saurait laisser des journalistes, dont le travail consiste à créer et vendre du faux, porter atteinte à sa personne et à son leadership », contre-attaque le communiqué publié sur le site internet de la Confédération, qualifiant également les accusations de « pure invention ».

Bientôt les preuves ?

Le texte rappelle néanmoins que le comité d’organisation qatari avait « sponsorisé l’Assemblée Générale de la CAF pour un montant de 1.8 Million dollars US » dans le cadre de sa campagne, mais uniquement pour avoir « l’exclusivité de s’adresser à l’Assemblée générale et de présenter leur candidature ». Issa Hayatou a également souhaité répondre à l’information selon laquelle son chargé de mission, Amadou Diallo, aurait servi d’intermédiaire entre le Qatar et les membres africains du comité exécutif de la Fifa. « Monsieur Amadou Diallo n’est pas un « chargé de mission » pour M. Hayatou, contrairement à ce que le Sunday Times atteste », lit-on dans le même communiqué.

Tous les membres de la Fifa mis en cause ont donc réfuté les accusations du député anglais Damian Collins et de l'ancien président de la Fédération anglaise David Triesman. La balle est dans le camp du journal anglais Sunday Times, qui publiera sans doute les preuves éventuelles dans sa prochaine édition, à paraître ce dimanche 15 mai.

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