CAN 2013 : le Cap-Vert veut se faire un nom en Afrique - Afrique foot - RFI

 

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CAN 2013 Cap-vert Football Sports

CAN 2013 : le Cap-Vert veut se faire un nom en Afrique

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Le Cap-Vert est tout proche de sa première qualification à une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Les Cap-Verdiens, vainqueurs du Cameroun 2-0 à Praia, doivent défendre leur avance au match retour, ce 14 octobre, en éliminatoires de la CAN 2013. A Yaoundé, les Requins Bleus joueront sans complexe face aux Lions indomptables, confortés par leurs bons résultats des deux dernières années.

Est-ce à cause d’un manque de chance ? D’un manque de niaque ? Est-ce à cause du terrain synthétique à Praia ? De la chaleur ? De la gastro-entérite qui a frappé quatre ou cinq joueurs camerounais avant Cameroun-Cap-Vert ? Du refus de Samuel Eto’o de participer à ce dernier tour aller des éliminatoires de la CAN 2013 ? Ou tout serait-il de la faute de Denis Lavagne, l’ex-sélectionneur ? Depuis un mois, les questions se bousculent au Cameroun sur les raisons du revers 2-0 des Lions au Cap-Vert, le 8 septembre dernier.

Et si c’était tout simplement à cause du Cap-Vert ? « C’est une très bonne équipe qui joue avec ses armes, admet le défenseur camerounais Aurélien Chedjou. Avec leur victoire face au Cameroun, on en parle un peu plus. Je connais l’attaquant Ryan Mendes puisqu’il vient de signer à Lille. Et il y a d’autres joueurs qui sont importants dans cette sélection. Les Cap-Verdiens ne sont pas assez médiatisés. Leur victoire contre nous n’était pas volée ». Henri Bedimo, la latéral gauche des Lions, confirme mais sans grande conviction : « Ses joueurs ont un bon niveau. La plupart évoluent au Portugal ou en deuxième division d’autres pays. On a été un peu surpris par leur niveau, mais nous sommes désormais avertis. »

Nation montante

Le Cap-Vert, 51e nation au classement Fifa, n’a jamais participé à une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Mais les Requins Bleus ont failli se qualifier pour la CAN 2012. Les Cap-Verdiens ont en effet été éliminés par les Maliens alors qu’ils avaient le même nombre de points que les Aigles.

Depuis deux ans, le bilan du Cap-Vert est positif en matches officiels avec 8 victoires, 1 nul, 4 défaites, 21 buts marqués contre 13 encaissés. En comparaison, dans le même temps, le Cameroun a remporté 8 matches, en a perdu 4, a fait 6 nuls, marqué 24 fois et encaissé 15 buts.

Le Cap-Vert serait-il une nation montante du football africain au même titre que la République centrafricaine ou le Niger ? « Les choses évoluent bien maintenant au Cap-Vert », commente l’attaquant Odaïr Fortes qui évolue au Stade de Reims, en France. « Il y a plein de bons jeunes joueurs qui commencent à se faire connaître là-bas. […] Certains sont formés au Cap-Vert puis ils partent au Portugal vers l’âge de 19 ou 20 ans. »

Des Cap-Verdiens sans complexes

Au match aller, à Praia, l’équipe du Cap-Vert était composée uniquement de joueurs expatriés. Huit évoluaient même en Superliga, un championnat portugais dont les clubs obtiennent de meilleurs résultats en Coupes d’Europe que les clubs français.

Grâce à cet exode, la sélection cap-verdienne a gagné en confiance et en expérience. « On sait que Samuel Eto’o n’était pas là à l’aller. […] Les Camerounais ont une bonne équipe mais nous aussi, lâche Fortes. Quand on est sur le terrain, même si c’est le Brésil en face, on joue, on donne tout ce qu’on peut. On n’a peur de personne ».

Et les Requins Bleus ont faim de reconnaissance. « On parle tout le temps du fait de devenir des joueurs historiques, d’être les premiers qualifiés à une CAN », s’enflamme Fortes. Et quoi de mieux en Afrique, pour se faire un nom, que de manger du Lion ?

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