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Afrique foot

Burkina Faso CAN 2013 Football

Aristide Bancé: «On est resté solidaire»

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Les Etalons du Burkina Faso se sont qualifiés pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2013 en battant le Ghana aux tirs aux buts (1-1, 3 tab 2). Aristide Bancé a égalisé à la 60e minute par un tir au ras du poteau droit du portier ghanéen, et a permis aux Burkinabè de recoller au score et d’aller aux tirs au but après les prolongations. Pour RFI, il revient sur cette victoire historique.

De notre envoyé spécial à Nelspruit,

RFI : Quel est votre sentiment après cette victoire contre le Ghana ?

Aristide Bancé : Franchement, il n’y a rien à dire. On y a cru jusqu’au bout et on mérite d’aller en finale.

Contre les Ghanéens, vous avez eu beaucoup d’occasions et vous avez surtout permis l’égalisation. Expliquez-nous votre match.

Je suis un attaquant qui me bat à 100%, et j’ai usé beaucoup d’énergie aussi à défendre. Mais j’ai marqué ce but qui nous emmène en finale et c’est l’essentiel. J’ai profité d’une belle passe de Charles Kaboré, qui a une grande intelligence de jeu. On a eu beaucoup d’occasions et après le penalty, on est resté solidaire. Les tirs au but font aussi partie du jeu et on gagne la séance.

Justement, vous avez fait une « panenka » lors de cette séance de tirs au but. C’était prémédité ?

Oui, je suis un attaquant est j’ai plusieurs cordes à mon arc. J’ai eu confiance en moi et d’ailleurs, j’ai suivi tous les penaltys de ce gardien et je savais comment faire. Ce n’était pas un hasard !

Avant cette demi-finale contre le Ghana, vous aviez joué quatre matches à Nelspruit. Est-ce que finalement vous avez eu l’avantage du terrain, sachant que la pelouse était en très mauvais état ?

Non. Le terrain était mauvais pour tout le monde. Et finalement, malgré cela, on a vu un bon match et de bons joueurs. C'était difficile, le ballon ne rebondissait pas comme d’habitude, mais cela fait partie du football.

Les grands favoris de cette CAN ont été éliminés. Et comme l’année dernière, il y des surprises. Est-ce que l’on peut dire que la CAN est une compétition à part, où tout est possible ?

Selon moi, dans une CAN, il n’y a jamais d’équipe favorite. J’ai toujours remarqué que c’était les battants qui s’en sortaient le mieux. Avec une équipe solidaire et des joueurs qui se donnent à fond, on peut remporter une CAN. Il n’y a pas que les joueurs qui évoluent dans les grands clubs qui peuvent y arriver. Le plus bel exemple, c’est la Zambie l’année dernière. La majorité de l’équipe était dans le championnat congolais. Et comme eux, je crois que c’est la solidarité qui envoie le Burkina en finale.

Quelle est la différence entre 2012 et 2013 ?

L’entraîneur ! Il sait parler aux joueurs et nous avons tous été mis sur le même pied d’égalité. Je crois que tout le monde est content. Même si tu es sur le banc, tu ressens de la joie pour tes coéquipiers. Si dans certaines équipes, les remplaçants ne sont pas heureux, nous, nous sommes une famille. Si demain je ne fais pas partie du onze de départ, je serais sur le banc pour soutenir mon pays. C’est comme ça et c’est très bien.

Que pensez-vous du carton rouge infligé à Jonatahna Pitroipa ?

C’est dommage. Jonathan est un joueur qui est connu pour être quelqu’un de très fair-play. Je pense que cette sanction est exagérée et que ce serait bien de revoir la vidéo et de revenir sur cette décision. Je ne sais pas si c’est possible, mais ce serait bien qu’il joue la finale. Pour moi, ce serait logique.

Sans Jonathan Pitroipa et Alain Traoré, cette finale contre le Nigeria risque d’être compliquée...

Oui, ce sont deux joueurs importants de notre groupe, et allons devoir nous battre encore plus. Mais c’est possible car nous sommes solidaires.

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