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Afrique

Anniversaire des indépendances africaines Cameroun Paul Biya

Cameroun: une Afrique en miniature

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Souvent qualifié d’«Afrique en miniature» pour sa diversité géographique et humaine, le Cameroun, poids lourd de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, a peu assumé, en termes d’intégration régionale, le rôle moteur qui aurait pu être le sien.

Depuis les importantes réductions de sa dette extérieure obtenues en avril 2006, le pays semble cependant décidé à mieux exploiter son exceptionnel potentiel économique. Reste l’inconnue politique dans un pays qui n’a connu que deux chefs d’État en cinquante ans : le déroulement de la présidentielle de 2011, à laquelle Paul Biya, 76 ans aujourd’hui dont vingt-sept au pouvoir, s’apprête à se présenter.

 
Extrait du discours d'Ahmadou Babatoura Ahidjo le 1er janvier 1960, jour de l'indépendance du Cameroun. 14/10/2013 - par Archives RFI écouter
Le Cameroun compte deux provinces anglophones et huit francophones. C’est un héritage de l’histoire : l’ancien protectorat allemand est, au sortir de la Première guerre mondiale, divisé et placé sous mandats de la France et de la Grande-Bretagne. En 1956, l’Union des populations du Cameroun (UPC) déclenche dans le sud et l'ouest de la partie française une rébellion contre le pouvoir colonial (son leader, Um Nyobè, sera tué par une patrouille française en 1958). La rébellion perdure et sera réprimée dans le sang par le nouveau pouvoir plusieurs années après le 1er janvier 1960, date à laquelle Ahmadou Ahidjo obtient l’indépendance. L’année suivante, le sud du Cameroun britannique décide, par référendum, de se rattacher au Cameroun francophone ; l’ensemble devient alors un État fédéral avant de se muer en État unitaire en 1972. Aujourd’hui, français et anglais sont les deux langues officielles, mais la balance penche en faveur du français, d’autant que Yaoundé, capitale politique, et Douala, capitale économique, sont en zone francophone.
 
La succession ratée d’Ahidjo
 
Autocrate, Ahmadou Ahidjo, Peul de Garoua (Nord), gère son pays en homme d’État avant tout soucieux de l’unité nationale. Il fait preuve d’une grande prudence en matière d’économie. Mais si l’État agit peu, la nation produit, notamment dans le secteur agricole. En 1977, en outre, démarre la production de pétrole : lorsqu’Ahidjo démissionne, le compte alimenté par une partie des recettes pétrolières représente presque l’équivalent du budget de l’État.
 
Fin 1982, Ahidjo laisse le pouvoir à son successeur constitutionnel, le Premier ministre Paul Biya, né au sud du pays. La succession se passe mal : l’ancien président conserve la tête du parti unique, l’Union nationale camerounaise (UNC) et compte continuer à peser sur la vie politique. L’affrontement éclate au grand jour, et Ahidjo quitte le Cameroun en juillet 1983. Il meurt en 1989 à Dakar, sans avoir revu son pays où il a été condamné à mort par contumace début 1984. Son corps n’a pas été, à ce jour, rapatrié.
 
L’habileté politicienne de Paul Biya
 
Élu à la présidence de la République en janvier 1984, Paul Biya est réélu en 1988, 1992, 1997 et 2004 ; son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), qui a succédé à l’UNC, est de fait parti unique jusqu’en 1992.
 
Le début des années 90 est agité. Sous le double effet des difficultés économiques et du vent de démocratie, la contestation politique prend de l’ampleur, alimentée en outre par le mal-être des Camerounais anglophones.
 
Paul Biya, au pouvoir depuis 27 ans. (Photo : AFP)
Fin 1990, une loi rend le multipartisme effectif, ce qui n’empêche pas, d’avril à octobre 1991, les opérations villes mortes, destinées à obtenir – sans succès – une conférence nationale souveraine. Lors de la première présidentielle pluraliste, en octobre 1992, Biya obtient 39,9 % des voix devant John Fru Ndi (35,9 %), candidat du Social Democratic Front. La suivante, en 1997, sera boycottée par une opposition affaiblie à la fois par la répression et par ses divisions que le pouvoir ne manque pas d’entretenir.
 
Si on reproche régulièrement à Paul Biya ses absences du pays et son manque de leadership sur les scènes régionale et continentale, il faut lui reconnaître une capacité à doser finement les appartenances ethniques et géographiques dans ses nominations, ce qui lui permet de diviser… et de durer. Peu importe, semble-t-il, si par ailleurs la vie politique et la diplomatie sont atones, si parfois le conseil des ministres ne se réunit qu’une fois par an, si l’administration semble en pilotage automatique.
 
Le potentiel économique bientôt mieux exploité ?
 
Il y a au moins au Cameroun une vie des affaires, dont Douala est la capitale et les Bamiléké originaires de l’Ouest des acteurs remarqués. Le PIB camerounais pèse pour un tiers dans celui de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, République centrafricaine et Tchad).
 
Les principales exportations sont le pétrole, le coton, le café, le cacao, le bois, l’aluminium, le tabac, le caoutchouc et la banane. Mais le pays doit importer de plus en plus de denrées pour alimenter sa population, ce qui n’est pas sans conséquence sur le climat social d’un pays qui compte 7,1 millions de pauvres ; le climat des affaires, lui, reste marqué par l’insécurité juridique, la fraude et une corruption qui persiste malgré des campagnes de lutte récurrentes.
 
Le point d’achèvement de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) a finalement été atteint en avril 2006. Cela a redonné du souffle à l’État pour engager de grands travaux, dont le principal est la création d’un port en eaux profondes à Kribi, projet aux répercussions sous-régionales. Cette petite ville balnéaire est déjà, depuis 2003, le débouché maritime de l’oléoduc provenant du champ pétrolifère de Doba, au Tchad.
 
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