Un important réseau de narco trafic démantelé entre les Etats-Unis et le Liberia

Ellen Johnson Sirleaf et Barack Obama au bureau ovale, à Washington, le 27 mai 2010.
© Reuters

Une preuve supplémentaire que l'Afrique de l'Ouest est devenue une plaque tournante du trafic de cocaïne en provenance d'Amérique du Sud : les États-Unis et le Liberia ont annoncé, mardi 1er juin 2010, avoir démantelé un important réseau de narco trafiquants. Ceux-ci projetaient, selon la justice américaine et les autorités de Monrovia, de faire transiter par le Liberia plusieurs tonnes de cocaïne. Une opération de démantèlement à laquelle a participé le fils de l’actuelle présidente du Liberia Fumbah Sirleaf.

L'opération était d'envergure et le plan en apparence bien ficelé. Selon les autorités libériennes et la justice américaine, six tonnes de cocaïne achetées à la guérilla colombienne des FARC devaient partir par avion du Venezuela pour transiter au Liberia et finalement être renvoyées aux États Unis et en Europe. Valeur marchande finale de la drogue: plus de 100 millions de dollars.

Pour assurer la réussite de leur opération, les trafiquants avaient visé haut, très haut même. Promettant d'importants versements en liquide, depuis 2007, ceux ci étaient notamment entrés en contact avec le directeur de l'agence nationale de sécurité qui n'est autre que le fils de la présidente libérienne. Problème pour eux, Fumbah Sirleaf a joué double jeu. D'un côté, il jouait les officiels corrompus mais de l'autre il coopérait en sous main avec l'agence américaine de lutte contre la drogue (DEA).

Arrivés à l'aéroport de Monrovia le 28 mai 2010, les sept étrangers de nationalité russe, nigériane, ghanéenne et sierra léonaise ont aussitôt été arrêtés puis extradés aux États-Unis. La justice américaine les a inculpés de complot en vue d'importer de la drogue. Un de leur complice présumé, un Colombien, a lui a été arrêté en Espagne où il est toujours détenu. En revanche, un neuvième suspect, lui aussi colombien, court toujours.

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