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Retrouvé mort dans sa voiture, « Qui l’a tué ? » demande, par exemple, le site de Jeune Afrique.com en expliquant que « la version des ONG diffère sensiblement de celle de la police ».
Son organisation s’était inquiétée de la « disparition » de Floribert Chebaya dans un communiqué, publié mercredi, raconte le journal. L’organisation indiquait que son président avait été convoqué « à un rendez-vous sollicité auprès de l'inspecteur général de la police nationale congolaise lors d’un appel téléphonique, dans la matinée de mardi. Floribert Chebaya s’y était rendu avec son chauffeur mais il n’avait pas pu rencontrer l’inspecteur général, à en croire un SMS envoyé à son épouse ».

En RD Congo, la presse fait état des réactions que cette disparition suscite

Le Potentiel de Kinshasa titre sur « La Belgique qui appelle à une enquête approfondie » et raconte comment « Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, s'est dit 'choqué' par l'annonce de sa mort ».

Le journal cite bien d’autres réactions : celle de l’ONG « Les Amis de Nelson Mandela », par exemple, qui par la voix de Robert Ilunga Numbi estime que « Les défenseurs des droits de l'homme gênent », « avant les élections », déclaration faite, précise le Potentiel, à Radio Okapi.
Il cite également le président de l’Alliance nationale congolaise pour le changement (ANC), une organisation politique basée à Londres, Herman Nzeza Malungidi. Celui-ci a déclaré que « Des parlementaires britanniques ont été contactés pour mettre sur pied une commission d’enquête indépendante », car les circonstances de sa mort ne sont pas claires.

Envol est cité. L’ensemble de volontaires pour le développement de la RD Congo condamne « cet assassinat crapuleux » et « rend hommage à la lutte menée de son vivant, par le disparu pour le respect des droits humains en République démocratique du Congo ».

Et le communiqué de l’UDPS est repris. L’Union pour la démocratie et le progrès social condamne cet « acte odieux » et demande aux militants des droits de l’homme de « tenir bon ».

Le fils de l’ancien Président Conté accusé de trafic de drogue par Barack Obama en personne

Sud quotidien, en Guinée, revient sur la déclaration de Barack Obama, traitant le fils de Lansana Conté de « baron de la drogue ».
Le journal rappelle qu’ « Ousmane Conté, ancien commandant de l'armée, a été arrêté le 24 février 2009 par des militaires de la junte militaire, à l'époque dirigée par le capitaine Dadis Camara , qui avait pris le pouvoir en Guinée, en décembre 2008, après le décès du président Lansana Conté ». Et qu’Ousmane Conté avait avoué, lors d'une émission de télévision, « être impliqué dans le trafic de drogue en Guinée » tout en niant en être le « parrain ».

« Pauvre Afrique de l’Ouest ! »

Tel est le titre de l’édito d’Adam Thiam dans le journal Malien Le Républicain. Il compare la déclaration du Président américain, à « une fatwa de la Maison Blanche », et il met en garde contre la suite. Après avoir rappelé que « l’Oncle Sam annonce un joli coup de filet auquel est mêlé un autre VIP -cette fois dans le rôle du bon- : le fils de la présidente du Nigéria. Quelques jours plus tôt, l’administration Obama avait clairement indexé le chef d’Etat major de la Guinée Bissau classée depuis longtemps comme narco-Etat, avant de menacer de publier, pour bientôt, la liste des grands narcotrafiquants de l’Afrique de l’Ouest ».

« L’étau américain se resserre sur l’Afrique de l’Ouest », écrit-il : « Les Yankees ne rient donc pas et comme ils l’ont fait en Afrique de l’Est par rapport à l’héroïne afghane, ils s’acharneront sur nos pays désemparés ».

Un journal français a installé ses quartiers en Afrique du Sud

C’est Libération car nous sommes à huit jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de football et ce journal consacre un numéro spécial fabriqué presque entièrement sur place. Sous le titre : « Saga Africa », comme la chanson de Yannick Noah, le journal veut décortiquer ce que le sport apporte à la politique et à la vie d’une nation.

Là, c’est dix-neuf ans après la fin de l’apartheid. L’Afrique du Sud sera une « vitrine ». Reportages, sujets d’économie, portraits, se succèdent. Libé raconte comment le foot est « un espoir » pour le pays tout entier, comment personne en conteste plus le choix de la Fifa, la fédération internationale, mais envisage aussi la suite : il y aura peut être des lendemains qui déchantent. On peut citer une partie de l’édito : « Le temps d'une fête planétaire, l'Afrique du Sud de Jacob Zuma aura à cœur de se faire la vitrine d'une harmonie sans faille, écrit l’éditorialiste du journal. Mais, après la Coupe du monde, une fois les caméras de télévision reparties et les Bafana Bafana rentrés au vestiaire, le pays de Mandela ne pourra pas échapper à sa dure réalité: une nation toujours en convalescence de trois cent cinquante ans de tyrannie raciste et dont la marche vers la liberté est encore loin d'être achevée ».

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