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Côte d'Ivoire

Alassane Dramane Ouattara : « Les conditions sont suffisantes pour aller aux élections »

Alassane Dramane Ouattara, le 14 juin 2008 à Abidjan.
© (Photo : Claude Verlon/RFI)

Madeleine Mukamabano était fin mai à Abidjan pour les Assemblées annuelles de la BAD. Après le président Laurent Gbagbo, elle s’est entretenue avec les deux chefs de file de l’opposition. Les réponses d'Alassane Dramane Ouattara, ancien Premier ministre et président du Rassemblement des Républicains, le RDR. Il est candidat à la prochaine présidentielle - dont la date n’a toujours pas été fixée.

Madeleine Mukamabano : M. le Premier ministre, bonjour et bienvenue dans le Débat africain. Ici, les gens attendent avec impatience le retour de la BAD à Abidjan et cette question rituelle, nous la posons aux trois candidats. Est-ce que vous partagez le point de vue du président de la République Laurent Gbagbo, qui estime que la BAD n’aurait jamais dû quitter Abidjan ?

Alassane Dramane Ouattara : Oui. Tout à fait. Vous savez, nous étions très fiers d’avoir le siège de la banque ici à Abidjan. Bien sûr, la crise sociopolitique n’a pas arrangé les choses et des dispositions ont été prises par les responsables de la banque, ce que je peux comprendre. Et maintenant, évidemment, la situation se normalise, mais ce n’est pas tout à fait normalisé. La normalisation vraie n’interviendra qu’après les élections. 
 
M.M. : Monsieur le Président, la Banque n’aurait-elle pas pu rester à Abidjan pendant toutes ces années ?

A.D. O. : Vous savez, c’est une question de décision des responsables de la banque.

M.M. : Le président Gbagbo dit que la décision de partir est une décision politique

A.D. O. : Je ne sais pas pourquoi la décision serait politique. La Banque africaine est une institution financière. Elle a tout de même le problème de la confiance. Il y a les questions donc de gestion financière avec les marchés internationaux… Je ne veux pas dire que je suis d’accord avec le départ de la Banque mais je peux comprendre qu’une institution financière n’est pas comparable à une institution politique.

M.M. : Revenons à la Côte d’Ivoire justement, à cette situation de sécurité ou d’insécurité qui a fait partir la Banque africaine de développement. Vous étiez tous en précampagne. Il y a eu beaucoup de discussions sur des contentieux sur les listes électorales. Estimez-vous qu’il faille revoir ces listes et en finir ?

A.D. O. : Madame, je pense, pour ma part, que c’est un faux débat. Nous avons une liste provisoire depuis fin décembre, normalement nous aurions dû avoir une liste définitive depuis lors et faire ces élections fin février-début mars. Le camp présidentiel n’a pas arrêté de créer des obstacles pour qu’on n’ait pas les élections ; apparemment ils doivent avoir une date en vue ou en tête. D’ailleurs le contentieux qui se déroule actuellement sur la liste de ceux dont la situation doit être clarifiée ne provoque pas d’engouement parce que le contentieux est terminé depuis le 14 février. Alors moi, j’imagine que tout de même, c’est une question de responsabilité, actuellement, de volonté politique, et je lance un appel au chef de l’Etat : qu’il dise à ses soutiens de laisser la Commission électorale indépendante faire son travail, organiser ces élections, pour que les Ivoiriens sortent de cette situation de crise car la souffrance est terrible.

M.M. : Alors estimez-vous que c’est le camp présidentiel qui empêche  les élections d’avoir lieu ?

A.D. O. : Tout à fait et sans ambigüité, je le dis et je pense, la majorité des Ivoiriens le pensent. On ne peut pas : définir une procédure par l’Etat de Côte d’Ivoire ; dépenser 200 milliards de francs CFA pour faire un travail qui doit conduire aux élections ; mettre en place une commission électorale indépendante et à deux jours de la fin du contentieux électoral sur la liste, dissoudre cette commission pour dire « Donnez-moi encore du temps ». J’estime que ce n’est pas normal. Je ne voudrais pas utiliser un mot plus fort.

M.M. : Quand les gens parlent des élections en Côte d‘Ivoire, il y a deux thèses : certains estiment qu’il faut y aller, comme vous le dites, pour soulager les Ivoiriens ; d’autres pensent qu’il ne faut pas se précipiter pour se retrouver dans la même situation que la République démocratique du Congo ; qu’il faut aplanir toutes les difficultés, pour qu’au sortir des élections, il n’y ait pas de contestation possible ou quelque chose qui puisse donner lieu à une reprise des hostilités entre les deux camps.

A.D. O. : Ecoutez, Madame, je suis d’accord qu’il faut tout faire pour éviter une reprise des hostilités. Mais, ça fait cinq ans que nous courrons après ces élections. Je trouve que c’est assez. En réalité, qu’est-ce qui manque ? Il nous manque une liste définitive, une liste électorale définitive puisque la liste électorale provisoire est déjà prête. Il nous manque la fabrication des cartes électeurs  et d’identité, ceci est en cours et peut se terminer en une semaine, dix jours. Il nous manque trois semaines pour distribuer les cartes d’identité et les cartes d’électeurs, deux semaines de campagne pour avoir le premier tour des élections présidentielles. Si le chef de l’Etat décidait dans une semaine, dans dix jours, de signer le décret portant adoption de la liste définitive, nous pourrions faire les élections deux à trois semaines après. J’ajoute que des arguments que j’entends concernant la réunification du pays, le désarmement, ce sont de faux  arguments. Le pays est réunifié.

M.M. : Oui. Vous avez quand même vos deux armées, mine de rien…

A.D. O. : Oui mais vous savez, ça c’est le problème des ex-belligérants. Ils ont deux armées. Les armées devaient être dans des casernes depuis deux ans. Le Premier ministre et le chef de l’Etat auraient du prendre les dispositions pour régler ce problème. Il y a également des miliciens à l’Ouest de la Côte d’Ivoire ! Donc il y a des problèmes de sécurité mais la Côte d’Ivoire, c’est pas l’Irak, c’est pas l’Afghanistan, ce n’est pas le Cambodge où il y eu tout de même des élections pendant que les Khmers Rouges avaient en main une partie du territoire national. Ce que je dis tout simplement, c’est que les conditions sont suffisantes pour aller aux élections.

M.M. : Ceux qui disent aujourd’hui que la crise n’est pas derrière vous, que ça peut exploser à n’importe quel moment, qu’il y a des armes partout, vous pensez qu’ils essaient de faire peur aux gens tout simplement ou vous partagez ces craintes ?

A.D. O. : Je pense que le banditisme existe partout, dans tous les grandes villes.

M.M. : Non, au-delà du banditisme… Là c’est plutôt politique.

A.D. O. : Mais moi, je ne suis ni ministre de l’Intérieur, ni ministre de la Défense. Ce que j’observe, c’est que je peux me déplacer librement à Abidjan. J’ai parcouru seize régions sur dix-neuf régions de Côte d’Ivoire pendant la précampagne. J’ai parcouru des milliers de kilomètres. Je n’ai jamais eu une grenade ou des roquettes sur ma tête. Je n’ai même pas eu un sachet d’eau qui m’ait été jeté pendant cette période. Le pays est apaisé, nous pouvons aller aux élections. Je crois qu’il faut arrêter de dire des choses qui ne tiennent pas. Les Ivoiriens voient que l’activité est à peu près normalisée.

M.M. : Mais le désarmement est prévu par l’Accord politique de Ouagadougou.

A.D. O. : Tout à fait, tout à fait.
 
M.M. : En l’occurrence, son quatrième codicille.

A.D. O. : Tout à fait, tout à fait.
 
M.M. : Faut-il respecter cet accord qui  prévoit que le désarmement est un préalable aux élections ?

A.D. O. : Non, non, cela n’est pas vrai ; l’annexe à l’Accord politique de Ouagadougou demande un certain nombre de choses. Le fait de mettre les militaires en caserne, le fait de leur payer des primes, le fait de régler les grades de certains, etc., le fait de recruter des soldats. Mais vous savez, ils ont eu dix-huit mois pour le faire.

M.M. : Mais cela n’a pas encore été fait.

A.D. O. : Mais nous ne pouvons pas rester otages d’une telle situation.
 
M.M. : Donc, il faut voter même si cela n’est pas fait ?

A.D. O. : Il faut que ça se fasse. On a encore un mois ou deux mais vous savez, les ex-belligérants ont pris des engagements dans cet accord qui a été validé par le Conseil de sécurité et que nous avons adopté, tous, en tant que membres du Cadre permanent de concertation, à Ouagadougou, le 3 décembre 2009. Et, nous avons décidé que ces questions ne doivent pas être un préalable à l’élection. C’est un accord entre les deux ex-belligérants mais il faut que cet accord soit appliqué. Mais autrement, ils peuvent nous tenir en otages pendant des années et des années. A supposer qu’ils prennent dix ans pour le faire, pensez-vous que nous devons rester dix ans avant qu’ils appliquent un accord qu’ils ont signé entre eux, qui ne concerne qu’eux deux, alors que  toute la classe politique - il y quatorze candidatures qui ont été validées - attend depuis six mois d’aller aux élections
 
Norbert Navarro : Etes-vous en train de dénoncer cet accord ?

A.D. O. : Non, je ne le dénonce pas l’accord, je demande que cet accord soit appliqué. Ils ont les moyens de le faire et çà ne dépend que du chef de l’Etat et du Premier ministre.

M.M. : A vous écouter, on a l’impression que c’est le président  de la République et son Premier ministre qui sont d’accord, d’une certaine manière, pour retarder les élections.

A.D. O. : Non, ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit que le chef de l’Etat, c’est tout de même les ressources financières. (Elles, ndlr) dépendent du ministre des Finances qui est sous l’autorité d’abord du chef de l’Etat. C’est lui qui signe le décret et le nomme.

Le redéploiement de l’administration, c’est la même chose. Donc, c’est une question de volonté politique et j’encourage le chef de l’Etat, et je le lui ai dit quand nous nous sommes rencontrés, qu’il prenne les dispositions nécessaires et qu’on prévoie. Ces ressources sont prévues au budget mais quand on donne ces ressources pour réhabiliter les casernes, que l’on donne ces ressources pour payer les indemnités des soldats et ainsi de suite… (…) Pour moi, ce n’est pas un élément essentiel par rapport à l’organisation des élections. Je souhaite vraiment que nous puissions aller aux élections dans la situation actuelle.

M.M. : Vous êtes dans une coalition de l’opposition, avec notamment l’ancien président Henri Konan Bédié. Avez-vous un programme commun ?

A.D. O. : Non, nous avons décidé, il y a quelques jours, de mettre en place une commission qui va travailler sur les grandes lignes d’un programme commun mais chacun des partis a son programme. Moi, j’ai déjà donné des indications sur le programme que je propose à mes concitoyens. C’est un programme ambitieux de dix mille milliards de FCFA sur cinq ans. C’est un programme qui a deux axes principaux : le premier axe, c’est d’améliorer les conditions de vie de mes compatriotes que ce soit en matière d’éducation, de santé, d’infrastructures de logements et ainsi de suite. Et il y a un programme sectoriel, mais également un programme qui tient compte de la distribution dans chacune des dix-neuf régions de Côte d’Ivoire, et décentralisé sur les départements, sur les sous-préfectures, sur les gros villages. Le deuxième aspect, c’est la création d’emplois, notamment l’emploi des jeunes : neuf jeunes sur dix pratiquement n’ont pas d’emplois en Côte d’Ivoire. Donc, il faut mettre en œuvre un programme massif, un programme ambitieux de création d’emplois comme cela a été fait en Afrique du Sud à l’arrivée de Mandela. C’est un pays que je connais bien puisque je m’en suis occupé quand j’étais au Fond monétaire international, donc, il y a des axes très clairs que j’ai dans mon programme. Je souhaite que le programme commun reprenne ces dispositions.

M.M. : Alors, au programme commun, est-ce qu’il est envisagé que vous puissiez avoir un seul candidat ?

A.D. O. : Non, cela n’est pas prévu. Nous avons, dans la plate-forme qui a été signée déjà il y a quatre ans, que chaque parti aura son candidat au premier tour de l’élection présidentielle et celui d’entre-nous parmi les quatre prétendants qui sortira en tête sera soutenu par les autres. Et c’est cet accord qui est toujours en vigueur.

N. N. : M. le Président, la coalition d’opposition a décidé de créer un front du refus de la dictature. Est-ce que la Côte d’Ivoire est une dictature, M. le Président ? Et où en est la création de ce front ?

A.D. O. : Je pense que, il est clair que la Côte d’Ivoire n’est pas une démocratie au sens plein du terme. Les principes fondamentaux de la démocratie : la liberté d’expression, la liberté d’entreprendre, l’égalité des citoyens et ainsi de suite ne sont pas respectés.

N. N. : Vous ne pouvez pas vous exprimer librement ?

A.D. O. : Mais il est clair que nous ne le pouvons pas. Regardez la télévision ivoirienne : combien de fois vous voyez Alassane Ouattara ou Henri Konan Bédié être sur les antennes de la télévision nationale en train d’animer un meeting ? Ce que je veux dire, c’est que sur la télévision nationale que je regarde ici, je n’ai pas de temps d’antenne alors que 90 % du temps d’antenne est consacré au chef de l’Etat, à son parti et aux ONG qui le soutiennent.

N. N. : Est-ce que ça suffit pour décréter que la Côte d’Ivoire est une dictature ?

A.D. O. : Mais c’est tout simplement un cas d’iniquité ; je ne veux pas rentrer dans la sémantique des définitions. Vous savez, je me suis occupé de 120 pays quand j’étais directeur-général-adjoint du Fond monétaire international. J’ai vu de tout dans le monde. Mais ce que je veux pour mon pays, ce que je veux offrir à mon pays, [ce sont, ndlr] des solutions que ce soit au plan institutionnel, au plan économique et au plan des défis sociaux, que ce soit en matière de diplomatie, de la respectabilité de la Côte d’Ivoire, et de la capacité d’amener les Ivoiriens à vivre ensemble, renforcer et modifier les valeurs morales.

M.M. : J’aimerais bien revenir à quelques questions du passé mais qui sont peut-être quand même en filigrane de la crise que la Côte d’Ivoire a connue, notamment la question de la nationalité. On la retrouve aujourd’hui dans la contestation sur les listes électorales. Etes-vous favorable à la révision du Code de la nationalité et notamment à l’introduction du droit du sol, tenant compte de l’histoire de la Côte d’Ivoire ?

A.D. O. : La Côte d’Ivoire a eu plusieurs étapes dans la définition de la nationalité. Au tout début, jusqu’en 1962 c’était effectivement le droit du sang et le droit du sol, en vertu du code de la nationalité française. De 1962 à 1972, le Code de la nationalité a renforcé le droit du sol, mais le droit du sang étant maintenu. Et c’est à partir de 1972 que nous sommes revenus totalement au droit du sang. Ce sont des questions délicates et importantes pour la nationalité ivoirienne. J’ai mon idée là-dessus, mais je ne vous la dirai pas. Ce que je souhaite, c’est que ce soit un consensus. C’est une question trop importante pour que l’on puisse aller, tout seul, prendre un décret et dire : « Voilà la nouvelle définition de la nationalité ». Il est important qu’il y ait un débat. Ce pays a une grande richesse. Et cette richesse était, a été, le brassage, la capacité des populations de vivre ensemble, d’exploiter les ressources du pays ensemble, ainsi de suite. Moi, je rêve d’une Côte d’Ivoire qui ressemblerait aux Etats-Unis d’Amérique, où tous les citoyens seraient traités à égalité, et je crois que c’est possible.

D‘ailleurs si je vous disais mon programme de gouvernement vous verriez les grands axes que je donne par rapport à l’ouverture dans ce domaine. Je souhaite un débat national là-dessus mais à l’heure actuelle, ce qu’il nous faut, c’est régulariser la situation de ceux dont on conteste la nationalité sur de fausses bases. Et ceci est essentiel ! Au lieu de me parler de désarmement, de réunification du pays, ce qu’il faut c’est qu’on ne dénie pas la nationalité ivoirienne à des personnes qui sont Ivoiriennes, qui sont sur la  liste électorale de 2000. Appliquer le Code de la nationalité tel qu’il existe aujourd’hui. Maintenant, après les élections, s’il y a lieu d’apporter une modification, que cette modification ait lieu.

M.M. : Monsieur le Premier ministre, avant la fin de cet entretien, une petite note personnelle. Vous avez été justement victime de cette vision sélective de la nationalité. C’est sous le président Konan Bédié qu’on vous a renié votre nationalité, en tout cas votre droit de vous présenter aux élections. Aujourd’hui, vous êtes en alliance avec lui, alors sincèrement, qu’est-ce qui peux vous réunir ? Je me souviens des discours assez virulents à l’encontre de votre personne et aujourd’hui, quand on vous voit ensemble dans des meetings, on se dit « Ce n’est pas possible, est ce qu’ils se sont pardonné ? » Est-ce que cette période est complètement oubliée ?

A.D. O. : Oui, Mme Mukamabano. Il y a une chose qui est au-dessus de tout ce que nous pouvons ressentir individuellement, c’est l’amour de la patrie. En tout cas, en ce qui me concerne, c’est ma passion pour la Côte d’Ivoire. Je vois comment notre pays a été défiguré par les incompréhensions, par la division, par la volonté de l’administration de catégoriser les Ivoiriens, par les injustices qui ont été commises, les brutalités que cela a provoqué. Si nous sommes en alliance, le président Henri Konan Bédié et moi, c’est parce que nous avons tiré les leçons de cette période de la Côte d’Ivoire.

M.M. : Il vous a demandé pardon ?

A.D. O. : Mais nous avons eu les entretiens qu’il fallait pour tourner la page. Et le pardon est réciproque, vous savez. Moi, je suis son jeune frère aussi à Henri Konan Bédié, et je n’ai pas été tendre à son endroit non plus. Mais il arrive un moment où on se dit,  il faut passer à autre chose, à la vitesse supérieure. Et la Côte d’Ivoire, c’est au-dessus de chacun de nous.

M.M. : Ce n’est pas juste une alliance de circonstance, surtout contre Laurent Gbagbo ?

A.D. O. : Non, ce n’est pas ma manière de voir les choses. Je considère que la Côte d’Ivoire est dans un état dramatique. Les valeurs morales sont totalement décadentes, la pauvreté, donc la misère, plus d’un Ivoirien sur deux vit avec moins d’un dollar par jour, et ainsi de suite. Il n’y a plus de visibilité en matière de politique économique, il n’y a plus d’investissements. On ne peut pas rester dans cette situation. Nous, nous voulons des élections et nous pensons que nous allons les gagner et, ensemble, nous allons gouverner. Que ce soit le président Konan Bédié qui soit élu ou moi-même, cela n’a pas d’importance mais il faut tourner la page. Il faut assainir la Côte d’Ivoire, il faut rassembler les Ivoiriens, il faut donner de l’espoir aux Ivoiriens.

M.M. : Merci, M. le Premier ministre. Merci aussi a tous les Ivoiriens qui nous ont si bien accueillis.

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