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Au Burundi, les attentats et les arrestations d'opposants se multiplient

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Les critiques se multiplient autour de la police burundaise. Depuis le lancement de la campagne présidentielle, le 12 juin 2010, le pays connaît des violences régulières, principalement des attentats à la grenade. Dernier bilan : au moins 12 morts et plus d’une soixantaine de blessés. Mais plusieurs organisations accusent la police d’utiliser ces violences comme prétexte pour arrêter les militants et mettre la pression sur l’opposition politique. Selon l’organisation de défense des droits l’homme APRODH, ils seraient plus de 90 interpellés ces dix derniers jours, tous de l’opposition.

A la direction générale de la police burundaise, jeudi 1er juillet 2010, les autorités dévoilent, devant la presse, des kalachnikovs, fusils et grenades saisis. Sont présentés également, menottes aux mains, une dizaine de criminels présumés.

Les humanitaires parlent d’arrestations abusives depuis la campagne présidentielle, selon l’APRODH (Association pour la Protection des Droits Humains et des personnes détenues), ces gens sont accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat ou d’appartenance à un groupe insurrectionnel. Arrestations souvent réalisées selon elle, par la police, parfois aussi par les services secrets et les « Imbonerakure » les jeunes du parti présidentiel.

« L’usage de la force c’est finalement l’argument du faible parce qu’il a peur de perdre, il a commis beaucoup de crimes économiques et beaucoup de crimes humains et je suis sur que tôt ou tard, la vérité vaincra », annonce le porte-parole de l’opposition Léonard Nyangoma.

La police, de son côté se déclare neutre et impartiale : « Ces allégations ne sont pas fondées, chaque fois qu’une personne a été appréhendée, c’était à base des gestes qu’il venait de faire ou qu’il était sur le point de faire », explique le porte-parole de la police, Pierre Chanel Ntarabaganyi. Il ajoute : « Par exemple une personne a été appréhendée avec trois grenades à la main. Avec les interrogatoires il s’est révélé qu’il était FNL. Est-ce qu’on va le relâcher pour autant ? »

L’APRODH s’inquiète d’un nouveau phénomène : la tenue des procès expéditifs, parfois d’une seule journée.

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