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Article publié le : lundi 12 juillet 2010 - Dernière modification le : lundi 12 juillet 2010

Les shebabs somaliens revendiquent le double attentat de Kampala

Les shebabs somaliens ont fait exploser une des bombes dans un restaurant très fréquenté, le 11 juillet 2010, à l'occasion de la finale de la Coupe du monde de football.
Les shebabs somaliens ont fait exploser une des bombes dans un restaurant très fréquenté, le 11 juillet 2010, à l'occasion de la finale de la Coupe du monde de football.
Reuters/Benedicte Desrus

Par Gabriel Kahn

Les islamistes somaliens shebabs ont revendiqué lundi 12 juillet le double attentat perpetré la veille dans deux restaurants qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde, à Kampala. La police ougandaise suspectait les shebabs dès le début de l'enquête. Ces attentats à la bombe ont fait au moins 74 morts et une soixantaine de blessés. Cet acte terroriste est le plus meurtrier depuis douze ans en Afrique de l'Est.

De notre correspondant à Kampala

Le moment et les lieux ont été minutieusement choisis. Une bombe a explosé durant la première mi-temps de la finale de la Coupe du monde dans le restaurant « Ethiopian village » qui retransmettait l’évènement et faisait salle comble. Une seconde a éclaté quelques minutes plus tard dans le club de Rugby de Kampala où un écran géant avait été installé pour cette occasion. Le fait qu’il y ait eu plus de morts que de blessés témoigne de la violence des déflagrations.

Deux suspects arrêtés

« Nous connaissons les groupes terroristes de la région. Ce sont les Forces alliées démocratiques et L’armée de résistance du Seigneur… Mais ceux que nous suspectons le plus se sont les shebabs. Ils ont averti qu’ils feraient cela », souligne le porte-parole de la police ougandaise, Kale Kayihura, qui s’est déplacé sur les lieux des attentats au milieu de la nuit. Et pour l'instant, deux suspects ont été arrêtés dans le cadre de ces attaques.

Ce n’est pas le premier attentat terroriste qui frappe Kampala. Déjà, en 1998, des bombes avaient explosé dans la capitale ougandaise. Mais elles étaient de caractère artisanal et ont fait peu de victimes. Ces attentats « amateurs » avaient été attribués aux Forces alliées démocratiques, un groupe rebelle financé en partie à l’époque par le régime islamiste de Khartoum. L’armée congolaise mène depuis plusieurs semaines une opération militaire pour déloger ces anciens rebelles dont un groupuscule persiste dans les montagnes Ruwenzori qui s’élèvent à plus de 5 000 mètres à la frontière de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda.

La possibilité d’attentats suicide

Yoweri Museveni, président de la République de l'Ouganda

Je tiens à exprimer mes condoléances aux Ougandais, cet acte montre les dangers du terrorisme.

 

12/07/2010 par Cyril Bensimon

Mais les attentats de dimanche sont d’une toute autre ampleur. La police ougandaise dit avoir trouvé le corps décapité d’un individu d’origine somalienne à proximité du point d’impact de l’une des explosions. Elle évoque la possibilité d’attentats suicide. Mais l’intensité des explosions fait penser à des charges beaucoup plus lourdes.

L’Ouganda de Yoweri Museveni qui a pris le pouvoir par les armes en 1986 offre le flanc à de telles attaques. A la tête d’une armée considérée comme étant l’une des plus puissantes de la région, il a soutenu l’attaque du Rwanda par le Front patriotique rwandais en 1990 puis il a armé et entrainé les rebelles de la SPLA au Sud-Soudan avant de se lancer au côté du Rwanda dans la conquête de l’ex-Zaïre en 1998.

Des menaces prises très au sérieux par Kampala

A l’invitation des Etats-Unis, il dirige depuis sa création en 2007 la Force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), composée d’environ 5 000 militaires ougandais et burundais formés en partie par l’Union européenne, afin de maintenir en place le fragile et impuissant gouvernement de transition à Mogadiscio, cantonné autour de l’aéroport international. L’année dernière, les milices somaliennes shebabs qui tiennent le reste de la capitale somalienne avaient menacé l’Ouganda d’y « étendre la guerre », s’il ne se retirait pas de l’AMISOM.

Des menaces prises très au sérieux par Kampala qui avait depuis multiplié la présence de ses forces de sécurité dans les lieux publics et établit un maillage serré de la large communauté somalienne présente dans la capitale ougandaise. Cette communauté se sent aujourd’hui menacée et a demandé la protection des forces de l’ordre pour éviter de se faire lyncher par la population.

Malgré la forte tension qui règne à Kampala, l’Ouganda a maintenu la tenue du prochain sommet de l’Union africaine auquel 66 chefs d’Etats ont été invités et a déclaré aujourd’hui, à travers son ministre des Affaires étrangères, qu’il ne quitterait pas la Somalie.

tags: Ouganda - Somalie - Terrorisme
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Commentaires (4)

Déloger les Shebabs ne sera pas une chose facile

Il s'avère vrai que la Communauté internationale et pour être plus précis, l'Union Africaine et l'ONU ne sauraient pas croiser les bras devant pareilles actions ignobles et inhumaines. Le problème auquel les forces internationales loyales vont se heurter sera le même problème que l'armée Rwandaise avait rencontré en RD Congo: la population craignant pour sa sécurité avait fait foi aux Mai-Mai car le gouvernement était quasi-absent dans cette partie de la RD Congo. Identifier les Mai-Mai était devenu un problème très sérieux car ils se cachaient dans la population qu’ils utilisaient comme bouclier humain. Aussi faut-il remarquer que la Somalie est à 95% musulmane et il convient de faire savoir que les auteurs de ses actes ignobles font tout pour convaincre tous les musulmans que la guerre qu'ils mènent c'est pour protéger la religion musulmane qu'ils montrent comme étant en voie d'étouffement alors qu'il n'en est pas ainsi. C'est ainsi qu'ils se créent beaucoup d'alliés partout au monde même dans des pays développés où des jeunes Somaliens quittent le Canada et autres pays et partent en formation en Somalie pour le compte de ses groupes voués au barbarisme. Selon le National Post dans l'article From teens to terrorists: How Al-Shabab recruits Western 'martyrs'. Pour plus d'explication lire:http://www.nationalpost.com/news/From+teens+terrorists+Shabab+recruits+Western+martyrs/3224716/story.html Ils sont parvenus à atteindre le summum de ce que Karl Marx a dit que la religion constitue l'opium du peuple. Les jeunes Somaliens n'ont plus le temps d'utiliser le principe cartésien sur ce qu'ils font puis qu'ils voilés par des mauvaises idéologies des auteurs de ces actes macabres et ignobles. Des jeunes gens sont convaincus qu'en mourant pour le compte d'Allah ils vont se rendre tout droit au paradis. Voila comment des gens périssent par ignorance. Le problème le plus crucial est que les kamikazes s'attaquent toujours à des innocents et oublient d'affronter directement ceux avec qui ils ont des problèmes comme l'a insinué le Président Museveni lors de sa visite aux lieux de drame.

somalie

Et si les pays comme le Kenya, l'Ouganda, Éthiopie et les organisations comme l UA et l ONU envahissaient la Somalie y compris l Érythrée pour déloger ces shebabs?

La corne de l Afrique est la région la plus dangereuse au monde aujourd'hui.

Quand-même

Là où a échoué le puissantissime USA, peut-on parler de 4 pays pauvres qui envahissent la Somalie? Pourquoi, l'OTAN n'a pas encore envahi comme l'a fait en ex-Yougoslavie, pour nous faire la paix en Afrique? ja ja ja!!!! ou vous cherchez la serpette ailleurs, quand elle se trouve sous votre aisselle comme disent les burundais.

Tu ne sais pas

Si les USA ont échoué,c'est qu'ils avaient d'autres missions et objectifs que d'amener la paix.Les africains devaient maintenir leur sécurité et faire l'attention à ces fauteurs de troubles

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