Le Burkina Faso s’inquiète de la baisse des financements pour la lutte contre le sida

La question des financements, pour la lutte contre le sida, est fondamentale au Burkina Faso.
© AFP/Seyllou

L’Afrique sub-saharienne demeure la région du monde la plus touchée par le sida. Plus de 60% des malades contaminés dans le monde vivent dans cette zone géographique. Une situation au cœur de la conférence mondiale sur le sida qui se tient actuellement à Vienne, en Autriche tout comme les difficultés de financement. En effet, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a rejeté les deux derniers projets présentés par le Burkina Faso et le Cameroun. A partir de 2011, ces deux pays auront des problèmes de financement.

Avec notre correspondant à Vienne, Blaise Gauquelin

Issoufou Tiendrebeogo est à Vienne pour convaincre le Fonds mondial du bien fondé des actions menées sur le terrain par les ONG. Son association l'ASS (Association Africaine de Solidarité) basée à Ouagadougou au Burkina Faso souffre actuellement d’une baisse des financements de 30 à 40%.

Issoufou Tiendrebeogo estime que soumettre en français les demandes de subventions est désormais devenu un handicap. « D’une façon générale on se rend compte que l’Afrique de l’Ouest décroche par rapport à l’Afrique centrale. Je me dis actuellement que parler français c’est peut être un déficit dans le cadre de la mobilisation de fonds ».

Fred Eboko, sociologue et politologue, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD)
21-07-2010

De son côté, le Fonds mondial assure que toutes les demandes de financement son étudiées sur un pied d’égalité quelle que soit la langue dans laquelle elles sont déposées. Pour seule explication, le Fond mondial rappelle que les pays qui n’ont pas rempli leurs obligations lors des deux programmes d’aide précédents deviennent inéligibles pour un an.

Quant à l’accusation de francophobie, elle est balayée d’un revers de main. Le 7 juillet 2010, le Fond mondial a signé un chèque de 10 milliards de France CFA au Sénégal. C’est Jacques Chirac, par ailleurs, qui a lancé la structure en 2001. Le président du Fonds, Michel Kazatchkine, est un Français et l’actuel président du comité d’évaluation est un Ethiopien francophone.

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