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Ouganda

Sommet de l'Union africaine: le terrorisme au coeur des travaux des ministres des Affaires étrangères

Des populations civiles somaliennes sont contraintes de fuir Mogadiscio en raison des violences qui opposent les islamistes de l'organisation al Chabaab et les forces gouvernementales.
© AFP / Abdurashid Abdulle

Pour préparer le sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine qui débute le dimanche 25 juillet à Kampala, le Conseil des ministres se réunit dès aujourd’hui, 22 juillet, dans une ville sous haute sécurité depuis les attentats du dimanche 11 juillet. A l'ordre du jour : la situation en Somalie et le référendum au Sud-Soudan. 

Un char bloque l’avenue, des mitrailleuses ont été installées sur les trottoirs. Des centaines de soldats et de policiers, armes au poing, surveillent le complexe hôtelier au bord du lac Victoria. C’est dans ce cap retranché que vont se retrouver tout à l’heure les ministres.

L’ordre du jour du Conseil, « la santé de la mère et de l’enfant africain » va être éclipsée par l’actualité et les questions politiques. L’actualité, avec bien entendu le terrorisme. L’Ouganda victime des terroristes somaliens compte sur ce sommet pour redéfinir le mandat de la force africaine déployée à Mogadiscio.

Kampala souhaite obtenir non seulement des renforts mais aussi la possibilité d’imposer la paix. En clair, avoir le droit de recourir à la force contre les shebabs somaliens.

L’avenir du Soudan va également dominer les travaux. C’est le dernier sommet avant l’organisation du referendum d’autodétermination au Sud-Soudan. La perspective de l’indépendance du Sud-Soudan inquiète de nombreux délégués.

Cette région de l’Afrique va rentrer dans une zone de turbulences, nous a confié un ministre. Enfin, dernier dossier et non des moindres à l’ordre du jour, la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.

L’Afrique doit-elle obtenir deux sièges permanents avec droit de veto ou doit-elle accepter un compromis, une solution intermédiaire? La question est loin de faire l’unanimité. Les débats promettent d’être animés.

Sur le terrain, force nous est de reconnaître encore la vulnérabilité de la paix, de la stabilité et de la démocratie en Afrique.

Jean Ping, président de la commission de l'Union africaine
22-07-2010

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