Onze Somaliens condamnés aux Seychelles à des peines de prison pour piraterie

Le bateau belge, le Pompéi, pris en otage par des pirates somaliens alors qu'il faisait route vers les Seychelles, le 18 avril 2009.
© (Photo : Reuters)

Six semaines après le premier procès de pirates somaliens en Europe, les Seychelles rendent également leur premier verdict dans une affaire d'attaque de bateau dans l'océan Indien. La Cour suprême des Seychelles a condamné lundi 26 juillet, onze Somaliens à 10 ans prison pour piraterie ou complicité de piraterie. En décembre 2009, ils avaient attaqué l'un des navires des gardes-côtes seychellois, le Topaze, avant d'être arrêtés. Tout comme le Kenya, l'archipel a accepté de devenir un pôle régional destiné à juger les pirates somaliens. Avec ce jugement, les Seychelles espèrent dissuader.

La piraterie a fortement touché l'économie de l'archipel. Selon les autorités seychelloises, les recettes du port de Victoria ont chuté de 30% l'an dernier par ailleurs la pêche au thon mais également le tourisme maritime, comme les croisières en yacht, ont beaucoup souffert.

Joël Morgan, ministre des Ressources naturelles et du Transport, espère que ce jugement aura un effet dissuasif. « Les Seychelles ont taché à amener tous les pirates qui nous attaquent devant la justice. Et ça sera une justice qui sera très sévère parce que nous avons beaucoup souffert à travers des actions des pirates. Ces attaques sont dévastatrices sur notre économie nationale. »

Ce jugement traduit la montée en puissance des Seychelles dans sa lutte contre la piraterie, notamment grâce à l'aide internationale. Désormais des drones américains survolent l'archipel, tout comme les avions de la force européenne Atalante. Les gardes-côtes ont reçu du matériel de communication, les Emirats arabes unis doivent leur construire une nouvelle base, et le Royaume-Uni leur a donné ce mois-ci un bateau de patrouille. L'Inde elle a promis d'offrir un avion et deux hélicos. Quant à la Chine, elle s'est engagée à offrir deux avions.

Aujourd'hui 29 pirates sont encore en attente de jugement aux Seychelles. S'ils sont condamnés, ils pourraient être incarcérés dans la prison de haute sécurité que l'Union européenne s'est engagée construire.

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