Au sommet de l'Union africaine, vifs échanges sur les Etats-Unis d’Afrique

Le leader libyen Mouammar Kadhafi visite une école à Kampala en marge du sommet de l'Union africaine.
© Reuters / Bénédicte Desrus

Le 15e sommet de l'Union africaine, qui s’achève ce mardi 27 juillet à Kampala, la capitale ougandaise, a été hier le théâtre de quelques passes d’armes musclées à propos du projet des Etats-Unis d’Afrique. Spectateur contrarié des échanges : le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui tente depuis le début du sommet de reprendre la main sur les destinées du continent.

Visiblement dépité par la tournure des débats, le colonel Kadhafi a quitté la séance plénière lundi après-midi. Il n’est pas allé bien loin. Il s’est installé sur les pelouses d’un jardin attenant. Protégé par une escouade de gardes du corps, il a reçu en audience plusieurs chefs d’Etat qui sortaient de la plénière pour s’entretenir avec lui.

A l’intérieur du bâtiment, les premières passes d’armes ont eu lieu. La première a opposé le président tchadien Idriss Déby au Premier ministre éthiopien Meles Zenawi. Au nom de la Cen-Sad (la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens), Idriss Déby a regretté que les décisions prises par les chefs d’Etat eux-mêmes, au cours des cinq dernières années, n’avancent pas et pire, se traduisent par des mesures cosmétiques. Il a lancé un avertissement à peine voilé : « Si les décisions prises ne sont pas mises en œuvre, les vingt-neuf pays de la Cen-Sad se verront dans l’obligation de les appliquer ».

La réplique est venue de l’Ethiopie, le Premier ministre Meles Zenawi a pris la parole pour faire remarquer au président tchadien qu’il était hors sujet et qu’il devait respecter l’ordre du jour.

Ce débat entre partisans et adversaires des Etats-Unis d’Afrique s’est achevé dans la soirée. Il devait reprendre dans la matinée. « Ca va fumer », a pronostiqué un ministre sous couvert de l’anonymat.
 

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