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Article publié le : mercredi 28 juillet 2010 - Dernière modification le : mercredi 28 juillet 2010

La grève s’intensifie dans les hôpitaux du Gabon

Entrée du centre hospitalier gabonais de Libreville où le personnel est en grève.
Entrée du centre hospitalier gabonais de Libreville où le personnel est en grève.
AFP/STR

Par RFI

Les soins dans les hôpitaux publics gabonais sont toujours très perturbés. Cela fait maintenant trois mois que la grève a commencé et les grévistes menacent d'interrompre, ce vendredi 30 juillet 2010, le service minimum si le gouvernement ne répond pas à leurs demandes.

Les grévistes réclament des primes, des intégrations à la fonction publique, et des meilleures conditions de travail. Mais les négociations sont au point mort avec le gouvernement. Les grévistes menacent de suspendre le service minimum ce vendredi s'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent. Cette situation pourrait être lourde de conséquences lorsqu'on sait que beaucoup de patients déjà ont du mal à être traités.

Lors d’un entretien à RFI, Monsieur Koumba, un habitant de Libreville, s’est plaint de la situation : « Ma femme devait accoucher. J’ai passé pratiquement deux heures de temps à chercher un endroit où elle pouvait accoucher. J’aurais pu perdre ma femme et l’enfant également ». Les témoignages de ce genre sont nombreux. Si Monsieur Koumba a eu de la chance, d’autres Gabonais ont perdu la vie, faute d’assistance médicale.

A Libreville, les hôpitaux sont quasiment vidés de leur personnel, depuis bientôt trois mois. Tous les jours, dès 10 heures du matin, les blouses blanches se rassemblent au siège de leurs syndicats et espèrent un geste fort de l’Etat. « Cette fois-ci, on veut l’aboutissement total de toutes les situations administratives. Ce qu’on demande là, ce n’est pas seulement pour le personnel. C’est pour toute la population », a déclaré l’un des grévistes. Une infirmière a ajouté : « Je travaille depuis le 5 septembre 2000 et jusqu’à l’heure je n’ai pas de poste budgétaire ». Une autre gréviste s’insurge : « Dans nos lieux de travail, il n’y a rien. Il faudra arranger la situation pour qu’on puisse bien recevoir nos malades ».

Le gouvernement a publié la liste des agents qui percevront leur rappel, dès cette fin du mois. Mais les syndicats pensent que la tutelle esquive les principales revendications. Serges Mikala Moundanga, porte-parole des grévistes, a promis de durcir le mouvement : « Nous pensons qu’il va falloir tout arrêter. Cela veut dire : les consultations et les accouchements vont être arrêtés et à l’hôpital il n’y aura plus de services ».

L’année dernière, la grève pour les mêmes revendications avait duré cinq mois.

tags: Gabon - Questions sociales - Santé et Médecine
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Commentaires (5)

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je suis pas le seul a remarquer que dans notre pays la fraude est devenu un facteur de promotion voila pourquoi nous payons les effets maintenant. Ne regardons pas le personnel medical comme etant des sans cœur face aux maux qui minent les populations il est vrai qu'ils prêtent serments, mais regardez dans qu'elles conditions ils travaillent les salaires qu'ils gagnent, comment voulez vous qu'ils soient performants c'est pourquoi je pense que l'état pour éviter plus de dégât physique gagnerait a écouter et a prendre en considération les doléances des infirmiers et autres pour que la politique de l'émergence tant prôné soit effective parce que ils nous semble qu'elle croule sous les projets " j'écoutais dans la rue une personne qui disait que le pere était le champion dans la pose des premières pierres et que le fils dans la pose des premiers murs a quand alors la fin" suivez mon regard

Ce gouvernement qui ne respecte jamais ses engagements

Un gouvernement boiteux, vague et incompétent qui brille plus dans le mensonge. Les syndicats doivent, au moins, respecter leur parole et aller jusqu'au bout de leur logique. Le boycott de ce machin de "cinquantenaire de l'indépendance" est une bonne initiative. Tous les gabonais, lésés par ce gouvernement illégitime, doivent se joindre aux syndicats et infliger une bonne claque à cette bande d'amateurs et putschistes.

Grève sans conscience n'est que ruine du pays

Bonjour, franchement tout ces pseudo médecins et infirmiers abusent non seulement ils traitent la population très mal, font payer les soins et pourtant gratuit aux gabonais ne sont presque jamais à leur poste mais ils veulent tout arrêter. Je supplie le gouvernement de ne pas céder, qu'ils arrêtent tout de toute les façons ça ne changera rien les hôpitaux ne sont que des mouroirs, des lieux de dessolation, c'est vraiment triste pour un si beau pays de voir ses enfants perdre toute conscience. Les enseignants ont obtenus la prime incitative où va celle ci? dans tous les bars de libreville.

tu n'es pas gabonais alors tais toi!!!

Si tu savais combien de choses qu'il y a à faire dans ce pays tu ne parleras pas ainsi. Je me demande même si tu vis au Gabon pour parler de la sorte car avec toute les richesse que regorge ce beau pays le Gabon on se serait positionner au même niveau que le Portugal depuis longtemps... donc la prochaine fois que tu parleras du Gabon et de tout ce qui tourne au tour je te conseille d'aller visiter les bidonville d'avea, de cocotier, de la sorbone ....regarde toi meme les routes de lbv regarde toi meme le manque d'infrastructure dans les administration ...

Quelle honte pour le Gabon!

Qu'est ce que dit votre Président à ce propos? Un pays supposé riche ne peut pas se réduire à ce niveau. Il n'a qu'à penser à l'expérience que son père a vécu en Espagne en allant mourir comme un simple immigré dans un hôpital public en Europe. Pensez-y Mr. Ali Bongo et mettez votre peuple dans de bonne conditions de santé, le développement d'un pays ne passe t-il pas d'abord par la santé et l'instruction?

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