Plus d'une centaine de victimes lors d’un naufrage dans l’ouest de la RDC


©

Le naufrage d’un bateau dans la province occidentale de Bandundu a fait, mercredi 28 juillet 2010, de nombreuses victimes, probablement plus d’une centaine, selon les autorités. Plus de 2 000 personnes ont péri en 2009 dans les voies fluviales congolaises.

L'accident qui selon la police a fait au moins 140 morts, s’est produit à Lingoli, à environ 300 kilomètres à l’est de Kinshasa, dans la province occidentale de Bandundu, où plusieurs naufrages ont déjà eu lieu. Selon la Régie des Voies Fluviales (RVF), le nombre total de passagers qui se trouvaient à bord du bateau n’est pas connu avec exactitude : « Le bateau transportait beaucoup de passagers et nombre de rescapés ont eu la vie sauve en s’accrochant aux fûts, à des bidons d’essence et aux parois du bateau ».

Selon le gouverneur de la province de Bandundu, le naufrage a eu lieu entre Nkana et Mabukunta, deux localités situées sur l'une des deux rives de la rivière Kasaï. Lors d’un entretien à RFI, le gouverneur Richard Ndombé a souligné que le bateau transportait beaucoup de passagers et bien plus que ce que révèle le manifeste de bord : « Dans le manifeste de l’armateur, c’est 80 personnes et il y a eu 65 personnes qui sont des rescapées. Les autres sont, jusque-là, portées disparues. On ne connait pas le nombre exact de personnes qui étaient dans cette baleinière. Je sais que, souvent, nos baleinières sont mal chargées ».

L’année dernière, plus de 2 000 personnes sont mortes lors des naufrages survenus sur le fleuve Congo, les rivières et les lacs en République démocratique du Congo. Les principales causes de ces naufrages sont la surcharge, la vétusté des bateaux et ferries qui, pour la plupart, datent de la période coloniale, ainsi que le manque de matériels de balisage sur les cours d’eau. Et enfin l’inexpérience et le manque de formation du personnel navigant.

Le dernier naufrage en date, en RDC, remonte au mois de novembre dernier où plusieurs centaines de personnes ont péri. D’autres ont été portées disparues lors du naufrage d’un bateau sur le lac Maï-Ndombe, dans le territoire de Kutu, toujours dans la province du Bandundu.

A cela, il faut ajouter bien sûr la responsabilité des autorités politiques qui ont laissé le secteur de la navigation fluviale entre les mains d’armateurs peu soucieux de la sécurité de passagers.