Les dates clé du Niger indépendant


©

Famines et coups d'État jalonnent le parcours du Niger indépendant. Il y eut quelques passages du rallye Paris-Dakar , au cours de ses 29 années d'existence en Afrique, la création du festival international de la mode africaine(2000), les jeux de la Francophonie (2005). Manifestations sportives et culturelles qui se glissent entre des évènements plus marquants et tragiques.


3 août 1960
: accession à l’indépendance. Diori Hamani est élu président de la république par l’Assemblée nationale.

Hymne national
16-10-2013

1973 : Une grande sécheresse touche l’ensemble du Sahel. La situation est critique. Le désert s’installe, les eaux des lacs s’évaporent, les nappes phréatiques touchent le plus bas niveau de leur histoire. Le désastre perturbe avant tout les activités humaines. L’agriculture est touchée. Les populations sont affaiblies. Les troupeaux sont détruits à près de 80%, causant le décès ou l’exil de milliers de nomades. L’approvisionnement en eau potable s’épuise. Les projets hydrauliques s’évaporent. Chez les touaregs sahéliens, on parle de «Monna», pour désigner les suites catastrophiques d’une année d’aridité.

15 avril 1974 : Coup d’État. le président Diori Hamani est renversé. Le lieutenant-colonel Seyni Kountché s’installe au pouvoir et impose une dictature. Le Niger est gouverné par un conseil militaire suprême (CMS) dirigé par le lieutenant-colonel Seyni Kountché. La Constitution et les partis sont suspendus. Complots et tentatives de coups d'État se succèdent les premières années. Le programme  De Seyni Kountché porte sur le redressement économique suite à la sècheresse, mais il est aussi marqué par une reprise de la coopération avec la France

10 novembre 1987 : Seyni Kountché décède à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris. Le colonel Ali Saïbou s'installe à la tête de l’État et entame des réformes. Il remplace le CMS  par un Conseil suprême de l'orientation nationale (CSON), dont les membres sont élus. Élu président du CSON, Saibou devient ensuite le seul candidat aux élections présidentielles de 1989 qu'il remporte avec 99% des suffrages.

7 mai 1990 : Soulèvement de touaregs à Tchin Tabaraden dans la région de Tahoua au Nord. Les versions divergent : la version officielle parlent de l'attaque par 3 groupes distincts de la petite localité de Tchin Tabaraden, particulièrement, la prison, la sous-préfecture et la gendarmerie. Chez les touaregs, on parle d'une manifestation qui tourne mal. Manifestation pour dire la colère des nomades contre les conditions de vie dans les camps de fortune suite à la sècheresse : il y a plusieurs morts. Il s'ensuivra une vague d'arrestations et de répression : de nombreux camps de touaregs de la région sont anéantis  Des nomades enterrés vivants, brulés vifs : le bilan officiel de ces évènements sera de 70 morts. Les organisations internationales parlent de 600 morts. Les touaregs parlent de plus d'un millier de morts dans toute la région. Ces évènements vont annoncer le début de la rébellion qui débutera en novembre 1991 avec l'attaque du poste administratif d'In Gall.

29 juillet 1991 : Conférence nationale pour la paix civile.

Octobre 1991- Octobre 1994 : rébellion touareg dans le nord du Niger.

16 février 1993 : Premières élections démocratiques : législatives et présidentielle. Mahamane Ousmane est élu président de la République en avril.

Oct 1994- Oct 1995 : Signature des accords de paix entre le gouvernement et la rébellion à Ouagadougou (Burkina Faso). Les négociations de paix durèrent plus de deux ans. Établi par le Haut commissariat à la Restauration de la paix, le document avançe des idées nouvelles comme la décentralisation et l'autonomie régionale . Mais l'accord achoppe sur des problèmes de réorganisation territoriale et administrative et sur les questions de cantonnement des combattants de la rébellion et de l'armée nigérienne ainsi que sur le démantèlement des milices arabes. À la fin de l'été 1995, le processus de paix est gravement enlisé. L'exécutif nigérien paralysé par une cohabitation conflictuelle entre le Président Ousmane et son Premier ministre Hama Amadou semble jouer le pourrissement de la situation. Au sein de la rébellion, les luttes de pouvoir entre les deux leaders, Rhissa ag Boula et Mano Dayak tournent au profit du second. Mano Dayak disparaît dans un accident d'avion le 15 décembre 1995 (article du journal Libération)

27 Janvier 1996 : Coup d’État du général Ibrahim Baré Maïnassara . Le président Ousmane est destitué.

9 avril 1999 : Coup d’État. Le président Baré est assassiné. Le commandant Mallam Wanké chef de la garde présidentielle devient l’homme fort du Niger. (voir extrait d'un document HCR, pdf)

22 décembre 1999 : Mamadou Tandja est élu président de la République. Il sera réélu en décembre 2004.

Année 2005 : Grave crise alimentaire. Le président Tandja refuse de parler de famine. Crise entre le pouvoir nigérien et les ONG humanitaires. De novembre 2004 à septembre 2005, plus de 3,6 millions de personnes sur une population de 12 millions d’habitants sont frappés dont au moins 800 000 enfants.

Février 2007 : Reprise d’une rébellion touareg au nord du Niger. Le Nord est placé sous «état de mise en garde» . L'armée se déploie dans le nord . Les bilans des morts et des blessés sont lourds dans les deux camps. L'activité de la région d'Agadez est totalement paralysée. Le président Tandja refuse de parler de «rebelles». Pour lui il s'agit de «bandits armés». Le 20 septembre, le correspondant de RFI au Niger, Moussa Kaka est emprisonné et passera un an en prison avant d'être libéré. Le chef de l'État accepte de négocier un accord de paix avec la rébellion par l'entremise de la Libye du colonel Kadhafi, qui prévoit la réinsertion économique des jeunes combattants et le développement des régions du Nord. Aucun accord n'est officiellement signé. L'état de mise en garde prend fin à l'automne 2009.

13 janvier 2008 : Signature d’un accord minier entre le président Tandja et Areva n°1 mondial de l’uranium, pour l’exploitation du site d’Imouraren.

22 janvier 2009 : enlèvement prés de Tillabery de Robert Fowler émissaire onusien pour le Niger, de Louis Gay, ambassadeur du Canada au Gabon et de leur chauffeur. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendique quelques jours plus tard cet enlèvement. Libération en avril. Aqmi va tenter d'enlever des Américains à Tillabery et s'en prend à un poste militaire à la frontière avec le Mali au début de l'année 2010

Début 2009 : lancement du Tazartché («continuer sans s'arrêter» en haoussa)
Le président Tandja qui arrive au terme de son second et dernier mandat en décembre de la même année, tente tout pour rester au pouvoir. Avec ces proches et les médias d'État il va lancer une campagne nationale de propagande pour convaincre les Nigériens de lui accorder une prolongation. Ses principaux partenaires politiques le quittent. Les institutions du pays lui donnent tort. Malgré tout, il passe en force en organisant le 4 août 2009 un référendum constitutionnel qui lui permet de prolonger son mandat de 3 ans . Le climat politique et économique se détériorent. La communauté Internationale lâche le pouvoir nigérien.

18 février 2010 : Coup d'État . Le président Mamadou Tandja est destitué. Installation du  Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) qui dissout la Constitution et les structures de l'ancien régime. Il est présidé par le général Salou Djibo. Promesse d’un retour à un pouvoir démocratique pour le 1er mars 2011.

2010 : Nouvelle crise alimentaire. 8 millions de Nigériens touchés par la malnutrition.

20 avril 2010. L'Aqmi enlève un Algérien, un Français et leur chauffeur nigérien. Le 26 juillet, l'Aqmi annonce l'exécution de l'otage français, Michel Germaneau, 78 ans, en représailles à une tentative de sauvetage des armées française et mauritanienne dans le nord du Mali.
 


 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.