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Article publié le : samedi 07 août 2010 - Dernière modification le : samedi 07 août 2010

Burundi : le chef de l'ex-rébellion hutue, Agathon Rwasa, sort de son silence

Agathon Rwasa, ancien chef de l'ex-rébellion des Forces nationales de libération (FNL).
Agathon Rwasa, ancien chef de l'ex-rébellion des Forces nationales de libération (FNL).
Roberto Schmidt/AFP

Par RFI

Entré en clandestinité depuis quelques semaines, après avoir été « destitué » par des cadres dissidents de son mouvement, le chef historique de l'ex-rébelllion burundaise des FNL, Agathon Rwasa, dans un enregistrement à la presse déclare que « sa destitution est une provocation du pouvoir ». De son côté, le nouveau « président » de la fraction dissidente des FNL, Emmanuel Miburo, a annoncé le 6 août  qu’il était prêt à « collaborer le plus largement possible avec le pouvoir pour la concorde et pour la paix ».

Les choses sont allées très vite à Bujumbura. Le 5 août, le gouvernement burundais entérine la destitution de Agathon Rwasa et le lendemain, Emmanuel Miburo, président désigné de la faction des FNL (Forces nationales de libération) proche du pouvoir, a été installé de force dans les bureaux officiels de son parti par la police.

Pour Emmanuel Miburo, l’ex-mouvement rebelle des FNL jusqu’ici chef de file de l’Alliance démocratique pour le changement au Burundi qui conteste les élections dans le pays, est prêt à collaborer avec le parti au pouvoir : « L’ADC, c’est une synergie de partis qui ont échoué, qui ont été vaincus par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD (le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces de défense de la démocratie) et nous nous sommes donc retirés de l’ADC ».

Les évènements se sont donc accélérés, ce qui semble avoir poussé le leader historique des FNL, passé dans la clandestinité depuis deux mois, à sortir une nouvelle fois de son silence. Agathon Rwasa, qui se considère toujours comme le président légitime de l’ex-rébellion a lancé un sérieux avertissement au parti au pouvoir qui cherche selon lui, à replonger le pays dans la guerre : « La tenue du congrès du 1er août n’est qu’une provocation. Il n’est on ne peut plus clair, que l’intention du pouvoir est de mettre à la tête du parti des FNL des assassins. Il devrait être conscient des conséquences qui s’en suivront ».
 

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Commentaires (2)

POUR UN CAFE POLITIQUE COMMUN

QUEL REGIME POLITIQUE FAUDRAIT-IL APPLIQUER AU BURUNDI; COMBIEN DES VENTRIOTES EXISTENT-ILS DANS CE PAYS? ET COMBIEN DE PATRIOTES EXISTENT-ILS DANS CE PAYS QUI NE VIT QUE D'ESPOIR DE VOIR UN JOUR SE TENIR DEBOUT?
LE TEMPS DU MONO EST DEPASSE MES CHERS, CONCERTEZ-VOUS POUR LE BIEN COMMUN ET POUR LA PAIX ET LE DEVELOPPEMENT DURABLES DANS NOTRE CHER BEAU BURUNDI.

On se fout des oeufs, on les casse

C'est l'éternel cynisme de la plupart des dirigeants africains. Qui oserait croire que l'actuel parti au pouvoir (le CNDD-FDD), un parti qui prétendait être allé au maquis pour défendre la démocratie, de surcroît arrivé au pouvoir à la faveur d'élections transparentes, en 2005, se soit aujourd'hui donné pour mission de tuer la démocratie en transvasant les urnes à la faveur d'une coupure généralisée du courant (allez-y en connaître l'auteur)au moment du dépouillement, et en cherchant à détruire l'opposition? Silence, on détourne les deniers publics! On détruit aujourd'hui les partis de l'opposition en assistant des présidents de partis fantoches. Jusqu'ici les médias burundais avaient une relative liberté, bientôt ce sont eux que l'on détruira, à coup sûr.

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