Niger/Inondations - 
Article publié le : lundi 09 août 2010 - Dernière modification le : lundi 09 août 2010

Niger : le gouvernement et la Croix rouge au secours des sinistrés du fleuve Niger

Le fleuve Niger connaît sa plus forte crue depuis 1929, les secours s’organisent pour prendre en charge environ 6 000 personnes sinistrées.
Le fleuve Niger connaît sa plus forte crue depuis 1929, les secours s’organisent pour prendre en charge environ 6 000 personnes sinistrées.
AFP/Boureima HAMA

Par RFI

Les secours s'organisent au Niger où le fleuve Niger connaît sa plus forte crue depuis 1929. Une montée des eaux due à une pluviométrie « exceptionnelle » évaluée à 1 990 mètres cubes par seconde dans certains Etats riverains, notamment dans la région du Fouta Djalon en Guinée, où le fleuve prend sa source.

Maurice Ascani, photographe français vivant à Niamey

Le fleuve n'est pas arrivé en une heure de temps à monter aussi fort, il monte depuis une dizaine de jours.

 

09/08/2010 par Zéphyrin Kouadio

Soixante-douze heures après les inondations, les secours s’organisent pour prendre en charge environ 6 000 personnes sinistrées dans une classe d’une école de la rive droite du fleuve Niger. Mahamadou Isssoufou, un sinistré livre son témoignage : « Nous sommes venus ici parce que nous ne savons pas où aller. Ma famille et moi sommes six. Lui, il a neuf enfants. Mais chaque jour, il nous apporte de l’eau. Pour le moment, on attend la Croix rouge qui vient de dire que la nourriture arrive ».

Abdoul Karim Traoré, directeur de la météorologie nigérienne

Mieux vaut qu'il y ait beaucoup de pluie, plutôt qu'il n'y en ait pas.

 

09/08/2010 par Sarah Sakho

Le gouvernorat de Niamey et la Croix rouge nigérienne sont à pied d’œuvre. Les aides commencent à arriver. Le système d’alerte précoce annonce 300 tonnes de vivres sur un besoin réel de 900 tonnes. Mahamadou Mansour, un secouriste de la commune 5 procède à la première distribution de matériel qu’il nous détaille : « Moustiquaires, nappes, couvertures, lampes, bouilloires et des sceaux. C’est avec ça qu’ils se débrouillent pour se chercher à manger, en attendant qu’on leur amène une aide ».

Un peu plus loin, assise sous un arbre, Fatti Ousmane a eu la baraka. Ses dix enfants sont sains et saufs. Elle est ici depuis trois jours, et  confirme qu'elle bénéficie d'une aide : « Nous sommes ici depuis trois jours, depuis que nos maisons sont tombées. Nous sommes dix personnes. On a besoin de vivres. La mairie nous en a apportés ».
 

tags: Catastrophes naturelles - Environnement - Niger
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Commentaires (1)

Une prise en charge rapide s'impose

Nous estimons qu'une prise en charge rapide s'impose pour les sinistrés. Mais aussi une prise en charge rapide de la question car il faut reconnaître que plusieurs villages sont actuellement à risque le long du fleuve Niger. La situation de la ville de Niamey n'est pas un cas isolé.
Il doit falloir que le gouvernement et ses partenaires prennent en main la responsabilité de la sensibilisation pour que les familles actuellement à risque se déplacent du bord du fleuve avant qu'elles ne subissent les mêmes problèmes d'effondrement de leurs maisons. Leur sécurité doit être rapidement prise en charge dans les écoles qui sont actuellement libérées pour cause de vacances.
Mamadou A. G. Sani

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