Madagascar - 
Article publié le : jeudi 12 août 2010 - Dernière modification le : jeudi 12 août 2010

A Madagascar, l'accord politique ne lève pas les incertitudes

Andry Rajoelina lors des pourparlers de Prétoria, en Afrique du Sud, le 29 avril 2010.
Andry Rajoelina lors des pourparlers de Prétoria, en Afrique du Sud, le 29 avril 2010.
AFP/Stéphane de Sakutin

Par RFI

Le projet d'accord politique en vue d'une sortie de crise a été discuté dans la soirée du 11 août à Madagascar. Cet accord, très inclusif, devrait être signé vendredi. Un calendrier a été mis au point pour sortir de la crise. Il prévoit un référendum constitutionnel le 17 novembre et fixe au 4 mai 2011 l'élection présidentielle. Mais cet accord laisse encore planer beaucoup d'incertitudes.

Il était plus de 22h quand les représentants des 90 partis ont été appelés, un par un, pour parapher l’accord politique discuté depuis lundi 9 août. L’énoncé des acronymes, le plus souvent inconnus, mettait au grand jour l’une des particularités de cet accord. De micro-formations se sont engouffrées dans la brèche, et ont même obtenu d’être toutes représentées dans le futur congrès de transition. Certains y verront une nouvelle preuve de l’appétit des politiciens, toujours à la recherche d’un siège, fut-il de transition et très limité dans le temps. D’autres se féliciteront de la mise en place d’un processus inclusif à l’extrême.

Pourtant l’accord comprend encore de nombreuses incertitudes. Le Premier ministre et le gouvernement devront être choisis par Andry Rajoelina, dans des listes proposées par les partis politiques, mais aucune clé de répartition n‘a été établie. Libération des prisonniers politiques, amnistie et réouverture des médias censurés : la responsabilité des mesures d’apaisement est renvoyée à la conférence nationale, fin août.

S’il semble pour l’heure acquis que la signature officielle de l'accord aura bien lieu vendredi, son application est encore sujette à caution.

tags: Andry Rajoelina - Madagascar
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Commentaires (3)

Desemparement

Madagascar est en train de baver comme la cote d'ivoire. Cela est assez regrettable. Au finish ce sont les politiciens qui font souffrir le continent pour des idéologies tout à fait négatives. Ou allons-nous ? En amont il y a les grandes institutions financières et les conglomérats des entreprises qui investissent sur le continent; tous ces indélicats tirent les ficelles et les hommes politiques mordent a l'appat du pouvoir .
Vraiment dommage tout cela.
Apres 50 ans d'indépendance, du ridicule.
Helas...............

a bon?

un diktat en cacherait un autre ?

peut être une fin à la crise

Peut être une fin à la crise pour qu'enfin les malgaches puissent manger à leur faim.

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