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Madagascar

Madagascar : signature de l'accord de «sortie de crise» avec une présidentielle en mai 2011

Le président malgache, Andry Rajoelina, le 29 avril 2010 à Pretoria.
© AFP Photo/Stéphane De Sakutin

A Madagascar, un nouvel accord de « sortie de crise » a été signé vendredi 13 août 2010 au soir. Il a été paraphé officiellement par Andry Rajoelina ainsi que par l'ensemble des partis politiques. Beaucoup d'espoirs mais aussi de doutes : d'après le texte, Andry Rajoelina est maintenu président de la Transition. Un gouvernement d’union nationale devra être mis en place tout comme un Congrès de la Transition incluant tous les partis signataires. Le calendrier électoral a également été défini avec un référendum constitutionnel le 17 novembre, les législatives le 16 mars et enfin une présidentielle le 4 mai prochain.

Après plusieurs dizaines de minutes où les représentants des partis se sont succédé sur l’estrade, c’est Andry Rajoelina qui, le dernier, a apposé sa signature au bas de l’accord politique. La transition malgache serait-elle enfin sur de bons rails ?

Evidemment c’est l’avis de tous les participants qui se félicitent qu’on ait dépassé le clivage des quatre mouvances initiales pour impliquer toute la société politique malgache.

Mais quid des anciens présidents qui persistent à exiger l’application des accords de Maputo et d’Addis Abeba, pourtant guère éloignés dans l’esprit ? Il semble qu’ils aient été débordés par leur base, Marc Ravalomanana particulièrement.

Dialoguer pour sortir le pays de la crise

Quelque quatre-vingts parlementaires de son parti, le TIM, ont approuvé le texte donnant mandat pour signer le document au porte-parole Raharinaivo. Celui-ci a d’ailleurs été l’une des vedettes du jour, s’exprimant même à la tribune pour fustiger « ceux qui ont perdu l’intérêt supérieur de la nation ».

Au contraire, les signataires espèrent avoir redoré leur blason en démontrant qu’ils étaient capables de dialoguer pour sortir le pays de la crise, mais la partie n’est pas encore gagnée. La mise en place d’un gouvernement consensuel sera un premier test pour vérifier la viabilité de cet accord.

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