Côte d'Ivoire - 
Article publié le : samedi 14 août 2010 - Dernière modification le : samedi 14 août 2010

Côte d'Ivoire : l'encasernement des ex-rebelles au point mort faute de moyens financiers

Des membres de l'ex-rébellion dans leur nouvel uniforme, caserne de Korhogo le 16 juin 2010
Des membres de l'ex-rébellion dans leur nouvel uniforme, caserne de Korhogo le 16 juin 2010
AFP/Sia Kambou

Par RFI

En Côte d'ivoire, comme tous les autres volets du désarmement de l'ex-rébellion et du démantèlement des milices, l'encasernement des combattants des Forces nouvelles est au point mort. Actuellement, seulement 200 des 5 000 membres de l'ex-rébellion appelés à devenir des soldats de la future armée ivoirienne sont en caserne à Korhogo. Cela dit, cette opération bloquée faute de fonds pourrait être relancée. Vendredi à Abidjan, la primature, les ministères de la Défense et de l'Economie, les forces nouvelles et les structures impliquées dans le désarmement ont tenu une réunion.

 Ce n'est encore qu'un accord de principe mais selon nos informations toutes les parties concernées par le financement de l'encasernement ont trouvé un terrain d'entente. Initialement, les forces armées des forces nouvelles réclamaient un budget de 40 milliards de francs CFA pour la réalisation de cette opération.

André Kamaté, président de la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme
 
14/08/2010
par Cyril Bensimon
 
 

Finalement, si l'accord est validé par le Premier ministre, le budget débloqué par le ministère de l'Economie et des Finances devrait être dix fois inférieur, entre 4 et 5 milliards de francs CFA. Une source diplomatique ne s'étonne pas de cette spectaculaire chute, expliquant que pour tous les financements la première demande est toujours astronomique avant que les acteurs concernés ne reviennent à des sommes plus raisonnables.

Par ailleurs, selon l'accord obtenu vendredi, l'encaserment des 5 000 combattants des forces nouvelles appelés à intégrer la future armée ivoirienne ne devrait plus se faire par étape, Korhogo, Man, Séguéla puis Bouaké, mais simultanément dans les quatre villes.

Si pour tenir les délais de l'élection désomais fixée à la fin octobre, un proche du Premier ministre estime que tout sera fait pour que la machine soit relancée d'ici la fin du mois, le calendrier d'application dépend désormais de l'état-major des forces nouvelles. Ce dernier devrait se prononcer lundi 16 août sur cette question.
 

tags: Côte d'Ivoire - Laurent Gbagbo
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