Les Nations unies lèvent l'interdiction de voyager dans le sud du Niger

Au Niger, les humanitaires de la région de Maradi dans le sud du pays continuent leur lutte contre la malnutrition. En fin de semaine dernière l'ambassade de France a relayé sur le terrain des menaces d'enlèvements. Ce mardi 17 août, les Nations unies ont levé l'interdiction de voyager dans cette zone et l'ensemble des humanitaires tentent de faire la part des choses entre l'inquiétude et la nécessité de soigner les populations. Concernant la menace d'enlèvement, difficile de connaitre son origine et son contenu précis.
De sources concordantes, l'alerte a été lancée par Paris après que des services d'intelligence ont recueillis des informations très précises et inquiétantes sur la présence d'une cellule dormante d'AQMI dans le sud du Niger entre Maradi et Zinder.
Toujours d'après ces sources, il ne s'agissait pas d'un vague danger mais bien de menaces ciblées contre des personnes et des ONG qui travaillent sur le terrain à Maradi. Immédiatement, l'ambassade de France a envoyé aux ressortissants français un message par texto leur demandant d'éviter tout déplacement vers et autour de Maradi. Le Mardi 17 août, le porte-parole du quai d'Orsay évoquait encore des menaces «proférées par des assassins» .
Pourtant dans le milieu onusien on cherche à relativiser ces messages d'alerte : «la menace n'a pas été recoupée», explique le représentant de l'Unicef à Niamey Certains font remarquer que les américains toujours très prudents dans ce genre de cas n'ont pas pris de dispositions particulières et que Paris est très fébrile sur ces questions depuis la revendication de l'assassinat de Michel Germaneau par AQMI.
Sur cette affaire les ONG concernées restent à la fois discrètes et prudentes, bien décidées à poursuivre leur travail dans la région.

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