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Article publié le : mardi 24 août 2010 - Dernière modification le : mardi 24 août 2010

Libération des otages espagnols : les dessous du dénouement

Roque Pascual (G) et Albert Vilalta, deux humanitaires espagnols qui ont été retenus en otage depuis près de neuf mois, arrivée à Barcelone, le 24 août 2010
Roque Pascual (G) et Albert Vilalta, deux humanitaires espagnols qui ont été retenus en otage depuis près de neuf mois, arrivée à Barcelone, le 24 août 2010
REUTERS/Albert Gea

Par RFI

Roque Pascual et Albert Vilalta sont arrivés ce mardi 24 août 2010 à Barcelone, sains et saufs. Les deux humanitaires espagnols ont été libérés lundi après avoir passé quasiment neuf mois au Mali aux mains d'al-Qaïda au Maghreb islamique. Une libération qui est liée à celle d'Omar le Sahraoui. Ce Malien relâché par les autorités maliennes lundi, avait été extradé de Mauritanie le 16 août dernier. Sa libération était une des conditions posées par AQMI pour libérer les deux humanitaires espagnols.

Roqué Pascual, un des ex-otages espagnols
 
23/08/2010
par France 24
 
 

L'homme était condamné à 12 ans de prison assortis de travaux forcés à perpétuité pour avoir organisé l'enlèvement des deux Espagnols il y a 9 mois et de leur collègue Alicia Gamez libérée elle en mars dernier. Il y a une semaine, le Malien surnommé « Omar le Sahraoui » proche d'al-Qaïda a été extradé de Nouackchott vers Bamako. Sa libération, selon nos informations, est l'élément déclencheur du dénouement.

Première étape : Mustafa Chafi, le conseiller du président burkinabé que Blaise Compaoré aime appeler « son homme du désert » se rend à plusieurs reprises dans la zone et négocie discrètement avec les dirigeants d'AQMI.

Après plusieurs mois de tergiversations, les autorités burkinabè, maliennes et mauritaniennes acceptent le principe que Nouakchott extrade Omar le Sahraoui vers son pays.

Le financement d'Aqmi
 
23/08/2010
par Sonia Rolley
 
 

Deuxième étape : Mustafa Chafi est de la partie, et accompagne l'individu extradé à Bamako, mais pour quelques heures seulement car les deux repartent aussitôt à destination de Ouagadougou.

Il faut dire que le chef du groupe d'AQMI qui retenait les Espagnols exigeait la présence d' Omar le Sahraoui avant une quelconque libération de ses otages. A-t-il également reçu une rançon ?

En tout cas le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero n'en fait pas mention. Il préfère se réjouir de la libération de ses concitoyens.

Dans un message, AQMI a déclaré que cette libération constitue une «leçon adressée aux services secrets français», après l'échec d'un raid franco-mauritanien mené le 22 juillet dernier pour libérer l'otage français Michel Germaneau, tué par ses ravisseurs.
 

Anne Giudiccelli de l'agence Terrorisc

Apparemment, il y a eu effectivement un espèce d'arrangement, une sorte de deal qui a fait partie de l'ensemble des négociations qui ont eu lieu...

 

23/08/2010 par Edmond Sadaka

 

tags: al-Qaïda - Espagne - Mali - Mauritanie - Terrorisme
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