L'otage algérien exécuté au Sahara par ses ravisseurs d'Aqmi

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a exécuté dans le Sahara un douanier algérien retenu en otage depuis juin, après une attaque qui avait coûté la vie à 11 gendarmes algériens à la frontière entre le Mali et l'Algérie. Cette issue était prévisible dans la mesure où Alger ne négocie pas avec les terroristes et s’oppose catégoriquement à toute tractation, notamment au versement de rançon, comme ce fut le cas pour la libération des deux otages espagnols le 23 août.
Les autorités algériennes n’ont pas réagi à l’annonce de l’assassinat du douanier algérien kidnappé au Sahara par des terroristes. Il n’y a pas eu, non plus, de réaction officielle à la libération des deux otages espagnols que détenait la nébuleuse d’al-Qaïda au Maghreb. Tout indique qu’il y a eu versement de rançon, ce qui va à l’encontre de la ligne antiterroriste ferme de l’Algérie.
On ne sait pas comment Alger va gérer sa relation avec son allié mauritanien qui s’est impliqué dans ces tractations, ni quelle sera son attitude vis-à-vis de Madrid qui a payé la rançon.
On se demande, également, si l’intermédiation burkinabé dans cette affaire ne va pas provoquer des remous au sein des pays du Sahel concernés par la lutte antiterroriste. Beaucoup de questions, sans réponse. Pour le moment, l’Algérie semble se retrouver presque seule à plaider contre le versement de rançons aux terroristes.
En juillet dernier, au sommet de l’Union africaine, Alger a milité pour l’adoption des instruments juridiques qui criminalisent le paiement de rançon aux groupes terroristes et qui interdisent la libération de terroristes détenus contre la libération d’otages.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati




















