Les acteurs politiques malgaches ne parviennent pas à sortir de la crise

Madagascar.
© L. Mouaoued/RFI

Le dialogue politique organisé par la société civile malgache dans l’espoir d’une sortie de crise a échoué. Les trois mouvances qui soutiennent d’anciens présidents de Madagascar, refusent toujours d’adhérer à l’accord politique signé il y a quinze jours par plus de 160 partis. D’où l’idée de prolonger les discussions le 30 août, dans l'espoir d’aboutir à un rapprochement.

C’est le dialogue politique le plus large depuis le début de la crise, mais chacun a campé sur ses positions. Les représentants des anciens présidents ont même posé comme condition le retour d’exil de leur patron, ce qui a ulcéré Ando Parson, pourtant ancien partisan de Marc Ravalomanana : « Les pré-requis n’ont rien à voir avec le fond du problème. Par exemple, le retour des deux chefs de file pour conduire la négociation à leur place. Ce n’est pas possible de faire une négociation dans ces conditions là… »

Au bord de la rupture

Depuis le début, le consensus était recherché. Ando Parson s'interroge : « On a eu un accord politique. Plus de 160 partis ont signé cet accord. Comment se fait-il qu’aujourd’hui, les trois mouvances qui sont maintenant composées de quelques partis politiques osent dire que l’inclusivité doit impérativement passer par eux ? » Sous l’œil des émissaires internationaux de la SADEC (La Communauté des Etats d'Afrique Australe pour le développement économique) qui encourage désormais une solution « malgacho-malgache », les partis politiques sont une nouvelle fois au bord de la rupture.

Une nouvelle chance au dialogue ? 

Alain Rakotomavo, le secrétaire général du Leader-Fanilo, qui a toujours soutenu Andry Rajoelina, veut pourtant donner une nouvelle chance au dialogue : « Nous avons décidé, par mesure d’apaisement, de revenir le lundi 30 août. Et aussi, parce que nous espérons que cette fois-ci, il y aura un accord. Mais on compte bloquer une journée pour arriver si possible dans cette même journée à des conclusions ». Que va-t-il se passer si cette journée n’aboutit pas au rapprochement espéré ? Les signataires de l’accord politique semblent résolus à le mettre en œuvre, quitte à laisser les trois mouvances sur le bord du chemin.
 

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